Il faut désobéir à Macron !

22 juin 2026 | Aucun com­men­taire

Ce 18 juin 2026, Alice Rufo, ministre délé­guée auprès de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens com­bat­tants, a fait lire son mes­sage dans toutes les com­munes de France.

Alice Ruffo Catherine Vautrin
Alice Rufo Catherine Vautrin

Ce texte soi­gneu­se­ment pré­pa­ré a bien enten­du reçu l’a­val de l’Élysée. Il est acces­sible en ligne sur le site du minis­tère des Armées.

Or que peut-on y lire et qui a été enten­du par des dizaines de mil­liers de Français ? Extrait :

« À l’heure ou le monde est à nou­veau tra­vaillé par le ten­ta­tion de la force brute, l’Appel du 18 juin nous élève à la hau­teur d’une exi­gence : notre peuple n’est jamais aus­si grand que lors­qu’il refus ela défaite de l’es­prit, et se donne les moyens de défendre sa liberté. »

Explication de texte :

« À l’heure où le monde est à nou­veau tra­vaillé par la ten­ta­tion de la force brute… » C’est vrai. Quelle est cette « force brute » qui fomente la guerre, et même toutes les guerres ? Nous y répon­dons régu­liè­re­ment dans nos colonnes, comme par exemple tout récem­ment : L’oligarchie VEUT la guerre.

«notre peuple n’est jamais aus­si grand que lors­qu’il refuse la défaite de l’es­prit … » Est-ce un appel à refu­ser notre défaite actuelle qui est bien plus que la défaite de l’es­prit. C’est la défaite de l’au­to­ri­té de l’État, la défaite de notre diplo­ma­tie qui n’existe plus, la défaite de la morale, plus loin encore la défaite des valeurs dites « répu­bli­caines », la défaite de tout. Alors pre­nons au mot les paroles de nos diri­geants : refu­sons cette défaite !

«et se donne les moyens de défendre sa liber­té … » Alors celle-là elle est bien bonne ! Le Pouvoir nous exhorte à lui attri­buer les moyens — com­prendre « moyens finan­ciers » autre­ment ditt « impôts » — pour ali­men­ter l’in­dus­trie de l’ar­me­ment, pas tou­jors fran­çaise du reste, afin de défendre la liber­té qu’il nous acca­pare de jour en jour.

La défaite de l’esprit est là ! Refusons là !

C’est notre gou­ver­ne­ment lui-même qu nous incite à refu­ser sa propre défaite !
Une autre com­mé­mo­ra­tion s’an­nonce, c’est celle du 14 Juillet 1789. Or que célèbre t‑on le 14 Juillet ? La répu­blique célèbre la prise de la Bastille qui sym­bo­li­sait le pou­voir monarchique.

La Bastille, for­te­resse répu­tée impre­nable deve­nue pri­son, était deve­nue le sym­bole de l’absolutisme royal. Elle est pour­tant tom­bée le 14 juillet 1789, ce qui en fait une réfé­rence par­faite pour évo­quer quelque chose qui parais­sait inex­pug­nable mais qui s’effondre face à la déter­mi­na­tion popu­laire ou à un chan­ge­ment radical.

Prise Bastille - 14 juillet 1789

La pro­pa­gande fonc­tionne déjà très bien.

La Bastille ne conte­nait que 7 pri­son­niers (4 faus­saires, 2 fous, 1 délin­quant sexuel) — pas de héros poli­tiques oppri­més. L’événement a été ampli­fié rétros­pec­ti­ve­ment pour en faire le sym­bole de la Révolution, alors qu’il s’agissait plus d’une émeute pari­sienne réus­sie grâce à la défec­tion de troupes et à la panique du gou­ver­neur de Paris.

Le 14 Juillet est deve­nue LA Fête natio­nale. Traditionnellement la France expose sa puis­sance mili­taire par LE Défilé du 14 Juillet sur les champs Élysées dont le pre­mier eut lieu le 14 juillet 1919 pour mar­quer la Victoire de la France à l’is­sue de la Première Guerre Mondiale(1).
Une foule consi­dé­rable se ren­dait à Paris pour assis­ter au Défilé. Mais depus quelques années, les Français se rendent sur les Champs Élysées pour avoir ain­si l’oc­ca­sion de conspuer Macron à son pas­sage. Résultat : les Français sont doré­na­vant inter­dits de Champs Élysées les jours de défi­lés(2).

Avec ou sans public, cet évé­ne­ment reste très média­ti­sé à l’in­ter­na­tio­nal et per­met de faire pas­ser des mes­sages aux puis­sances étran­gères. Cette année Macron veut envoyer un signe très fort : son atta­che­ment incon­sé­quent et dan­ge­reux au régime fan­toche et bru­tal de Kiev. Ceci n’est pas ano­din. Pourquoi nvite t‑il des mili­taires de ce pays voyou à par­ti­ci­per de manière péremp­toire à notre Fête natio­nale ? Il enfonce le clou du pro­jet de guerre contre la Russie dont les Français ne veulent pas.

Français, sui­vez donc les pas du géné­ral de Gaulle avec les recom­man­da­tions de Macron : Emoticon Merci
notre peuple n’est jamais aus­si grand que lorsqu’il refuse la défaite de l’esprit … » Oui, tout à fait, et donc… refu­sons cette conni­vence obs­cène avec l’Ukraine qui ne sert que de déto­na­teur à la guerre vou­lue contre la Russie !

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Georges Gourdin

Un peu d’Hisoire :
1880 : le défi­lé mili­taire du 14 juillet est créé avec la loi fai­sant de cette date la fête natio­nale. Mais il a lieu à l’hippodrome de Longchamp (dans le bois de Boulogne), où se tient la célèbre « revue de Longchamp ». C’est là que le pre­mier défi­lé offi­ciel a eu lieu, en pré­sence du pré­sident Jules Grévy.
1919 : c’est la pre­mière fois que le défi­lé se déroule sur les Champs-Élysées. Il s’agit du grand défi­lé de la Victoire après la Première Guerre mon­diale, avec les troupes fran­çaises et alliées. Cet évé­ne­ment marque le début de la tra­di­tion moderne sur cette ave­nue emblé­ma­tique. Depuis, il s’y tient presque chaque année (avec quelques excep­tions, comme pen­dant cer­taines années de guerre ou en 2024 pour les JO).

Connaissez vous l’his­toire de Bernard Arnault ?
En 1981, François Mitterrand est élu pré­sident de la République fran­çaise. Bernard Arnault, alors âgé de 32 ans et déjà un pro­mo­teur immo­bi­lier ambi­tieux, entre en panique.
La vague socia­liste lui fait craindre le pire : une « bol­che­vi­sa­tion » de l’é­co­no­mie fran­çaise, voire une inva­sion sovié­tique en Europe au cœur de la Guerre froide. Il liquide pré­ci­pi­tam­ment ses actifs et s’exile aux États-Unis fin 1981, emme­nant sa femme et ses deux filles.
À New York, Arnault tente de rebon­dir en se lan­çant dans un pro­jet immo­bi­lier : un lotis­se­ment de luxe à Palm Beach, en Floride. Mais c’est la catas­trophe. L’affaire tourne au désastre finan­cier. Il perd une for­tune – envi­ron 15 mil­lions de dol­lars, et se retrouve à dor­mir sur un mate­las gon­flable dans un appar­te­ment vide.
Pendant ce temps-là, en France, son ancien col­lègue de stage chez McKinsey (où ils avaient tra­vaillé ensemble en 1971–1972), Laurent Fabius, gra­vit les éche­lons. Nommé Premier ministre en juillet 1984, il super­vise la restruc­tu­ra­tion des entre­prises en crise. Parmi les dos­siers brû­lants figure Boussac Saint-Frères, un géant du tex­tile au bord de la faillite, pro­prié­taire de la mai­son de cou­ture Christian Dior, du grand maga­sin Le Bon Marché, et d’une mul­ti­tude d’u­sines en difficulté.
Pour sau­ver le groupe, l’État fran­çais injecte près de 1 mil­liard de francs (envi­ron 300 mil­lions d’eu­ros en valeur actuelle). De retour en France mi-1984, sans le sou mais avec ses pré­cieux réseaux, Arnault flaire l’op­por­tu­ni­té. Grâce à ses connexions poli­tiques – dont Fabius, qui l’au­rait recom­man­dé auprès des auto­ri­tés – il rem­porte l’ap­pel d’offres pour rache­ter Boussac pour une somme symbolique.
À une condi­tion stricte tou­te­fois : limi­ter les licen­cie­ments pour pré­ser­ver l’emploi. Arnault s’en­gage publi­que­ment, mais une fois aux com­mandes, il opère un virage radi­cal. Il ferme des usines et pro­cède à plu­sieurs plans sociaux mas­sifs, sup­pri­mant plus de 9 000 emplois sur les 16 000 exis­tants. Il ne conserve que les joyaux ultra-ren­tables : Christian Dior et Le Bon Marché.
Ce coup de maître pose les bases de l’empire LVMH. C’est un gou­ver­ne­ment socia­liste qui lui offre le trem­plin vers la gloire capitaliste.

[source prin­ci­pale : Bernard Arnault, son uni­vers impi­toyable d’Audrey Millet, Édition La Tribu /​Les Nouveaux Éditeurs (Juin 2026)

Xavier Niel amorce sa for­tune avec le mini­tel rose, ce qui paraît bien loin­tain aujourd’hui à l’heure du tout gra­tuit sur inter­net, y com­pris la por­no­gra­phie. Il est encore lycéen lorsqu’il se lance dans le mini­tel rose. L’année sui­vante il arrête ses études en Maths Sup pour se consa­crer à ses affaires por­no­gra­phiques : peep-shows et sex-shops. Il est mil­lion­naire en euros à 24 ans.
La Justice n’entravera pas la « réus­site » de Xavier Niel.
Selon Wikipédia :
Xavier Niel est mis en exa­men et pla­cé en déten­tion pro­vi­soire à la pri­son de la Santé (Paris) le 28 mai 2004 pen­dant un mois pour proxé­né­tisme aggra­vé et recel d’abus de biens sociaux concer­nant un de ses « peep-shows ». Le 30 août 2005, une ordon­nance de non-lieu est ren­due en sa faveur par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke concer­nant les accu­sa­tions de proxénétisme.
Il est condam­né le 27 octobre 2006 à deux ans d’emprisonnement avec sur­sis et à 250 000 euros d’amende par la 11e chambre du tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Paris pour recel d’abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 dans un « peep-show » dont il était action­naire. La somme per­çue sur trois ans avoi­sine les 200 000 euros. À la suite de cette affaire, Xavier Niel attaque plu­sieurs fois en dif­fa­ma­tion le jour­nal Libération et le jour­na­liste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quo­ti­dien et sur le site liberation.fr évo­quant ses démê­lés judi­ciaires. Mais Xavier Niel et la socié­té Free sont débou­tés sys­té­ma­ti­que­ment lors des pro­cès qui se sont tenus au deuxième tri­mestre 2008, et condam­nés à ver­ser des dom­mages-inté­rêts à Libération pour pro­cé­dures abusives.
Mais l’argent n’a pas d’odeur et Xavier Niel pour­suit ses rachats de médias. Après un tour d’essai avec Le Nouveau Magazine Littéraire, il est prêt pour s’attaquer au jour­nal Le Monde. Ce qu’il entre­prend avec Matthieur Pigasse (qui a ven­du depuis lors ses parts au mil­liar­daire tchèque Daniel Kretinsky).
Xavier Niel entre à pré­sent dans la danse de Nice Matin car il a enta­mé des négo­cia­tions exclu­sives avec le groupe Nethys pour lui rache­ter ses parts, sans attendre pour autant l’aval du quotidien.
Lire dans nos colonnes : Et si le Covid était un « bon » virus ? du 14 décembre 2021

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