
Avis de recherche : l’Occident a été confisqué par deux psychopathes
L’une des plus anciennes et des plus grandes civilisations du monde, la civilisation indo-européenne(1), a propagé son génie et a imposé son modèle sur une grande partie de la planète.
Cette civilisation indo-européenne s’est confondue, au fil des siècles, avec le socle géographique où elle s’est épanouie : l’Europe de l’Ouest, laquelle s’est confondue plus tard avec l’Occident.
On appelle Occident l’un des quatre points cardinaux, celui où le soleil se couche, à l’ouest. On l’appelle aussi le couchant.
L’un de ses plus grands historiens, Oswald Spengler, a raconté son épopée il y a un peu plus de cent ans et en a conclu qu’elle était sur son déclin(2).
Vous lirez ci-après les étapes qui ont conduit le monde à cette future catastrophe et vous saurez ensuite quels en sont les protagonistes, et les responsables.
Les métamorphoses de l’Occident
En réalité, l’Occident européen est mort quarante ans avant la prédiction de Spengler avec l’érection en 1884 du premier gratte-ciel américain ; le génie européen, trop délicat, trop intelligent, trop élégant, trop aristocratique, s’est éteint, concurrencé par la force brute et la volonté de puissance primaire, vulgaire, mégalomaniaque, titanique, qui caractérisait déjà l’Amérique des cow-boys sans foi ni loi devenue celle des hommes d’affaires sans scrupules.
Les deux guerres mondiales ont été fatales à l’Europe : la première a vu mourir dans les tranchées la moitié de la paysannerie et de l’artisanat européens dans cette guerre fratricide fomentée par ceux qui avaient un intérêt à le faire, la deuxième a vu se mettre en place les stratagèmes américains qui allaient la déposséder de son avenir.
L’Occident, devenu l’Ordre mondial, s’acheminait vers le Meilleur des mondes.
Enfin, sa dernière métamorphose qui s’opère sous nos yeux ébahis sonne le glas d’un Occident respectueux, stabilisé par la lente élaboration des règles internationales dont l’application régulait encore, au moins en façade, les relations des peuples sur la planète. Il semble que, désormais, la loi du plus fort, la loi de la jungle, s’impose ; ce processus apocalyptique ne peut s’arrêter que si les forces traditionnelles, celles représentées notamment par les BRICS, qui sont lentes à se réveiller, décident de le contrer.
« Capture » de l’Europe par les États-Unis
Je n’évoquerai pas plus avant l’histoire de l’Europe dont le destin prometteur semble s’être achevé brutalement, détourné, dès la fin de la deuxième guerre mondiale(3) par les manigances des Américains qui mirent en place à la tête de l’institution qu’ils projetaient de créer des traîtres d’origine européenne acquis à leur cause pour concevoir les bases de ce qui deviendra « L’Union européenne(4) » qui sera dès lors vassalisée, dans le but de couper tous les ponts entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est.
Je veux espérer que l’Europe des peuples, qui ne s’est jamais faite, a pris le maquis avec ses partisans et réapparaîtra lorsque le moment sera venu, comme ses grands prêtres, les druides, l’ont fait pour laisser place au christianisme en s’enfonçant dans l’obscurité des forêts en attendant le moment propice pour en ressortir.
Cette politique de séparation entre les deux blocs européens qui, en cas de jonction, auraient gravement mis en péril le statut économique prédominant des USA et le monopole mondial de leur monnaie, le dollar, connaîtra avec les bombardements de l’Otan sur la Serbie en 1999, une nouvelle atteinte aux libertés européennes et aux peuples européens.
Ces bombardements, effectués avec la complicité de ces mêmes dirigeants félons européens, eurent pour conséquence la création d’un Etat islamique en plein cœur de l’Europe, le Kosovo, devenu une verrue mafieuse s’adonnant au trafic international d’organes en compagnie, notamment, de ressortissants israéliens(5). L’ancien ministre et ancien administrateur onusien du Kosovo (la MINUK), Bernard Kouchner, mis en cause par des journalistes serbes, a été questionné à ce sujet(6).
L’Europe a envahi le monde, l’Occident l’a standardisé
Tous les peuples des anciennes sociétés traditionnelles ont été des peuples conquérants.
Spengler disait que les hommes ont toujours voulu partir à la conquête de nouveaux territoires, de nouveaux paysages, et à la rencontre de nouveaux peuples, mus par ce qu’il a appelé le tact cosmique, ou racique ; ces hommes intrépides n’aimaient rien plus que de plonger dans cette ivresse de l’aventure et de sentir la poussière de ces nouvelles terres se lever sous le pas de leurs chevaux.
Les Espagnols et les Portugais ont ainsi découvert l’Amérique du Sud, les Français, les Hollandais et les Anglais, l’Amérique du Nord (après les Vikings) et aussi les Indes. Les Arabes ont occupé l’Espagne et écumé les côtes africaines et européennes pour faire du trafic d’esclaves, l’Afrique a été colonisée, ainsi que l’Indochine dans sa plus grande partie au XIXe siècle, surtout par la France, Alexandre Le Grand est allé avec son armée jusqu’en Inde et Gengis Khan est arrivé aux portes de l’Europe en prenant le chemin inverse ; quant à Napoléon et Hitler, ils se sont cassé les dents en voulant envahir la Russie.
Dès la fin du XVIIIe siècle et pendant tout le XIXe siècle, l’Europe a conquis le monde d’une autre façon mais en juxtaposition de son empire colonial : la technoscience et son corollaire le progrès, ont envahi les moindres recoins de Ouagadougou ou de Saïgon.
Le concept d’« Occident » non-européen est né à un moment précis, lorsqu’il a physiquement, matériellement, pris forme aux États-Unis avec le premier gratte-ciel construit pour une compagnie d’assurance à Chicago en 1885.
Symboliquement, on ne pouvait mieux faire : le gratte-ciel, son nom l’indique bien, est la représentation de l’esprit titanique, de l’Homme qui veut défier Dieu, voire le remplacer.

Le Home Insurance Building (1885)
Il est d’ailleurs tout aussi symbolique que la statue en bronze du Titan Atlas créée par Lee Lawrie en 1936 soit érigée en plein cœur du Rockfeller Center ; elle ne pouvait trouver meilleur emplacement.
L’Occident nouveau est donc un concept américain. La standardisation du monde commençait en même temps que son uniformisation.
Lorsque Spengler fit paraître son livre, Le Déclin de l’Occident en 1918 juste à la fin de la Première guerre mondiale, c’était en fait l’Occident européen qui mourait pour laisser place à l’Occident américain.
En même temps sont apparues tout au long du XIXe siècle quantité d’inventions scientifiques et techniques qui faisaient penser que le monde entrait dans une phase de bonheur et de prospérité matériels.
L’électricité, le cinéma, la photographie, le télégraphe, le téléphone, la machine à vapeur, le train, l’avion… un tourbillon d’inventions techniques qui ne pourront que tourner la tête des foules et les persuader qu’une ère nouvelle était en train de bouleverser leur vie, celle du progrès sans fin.
Les bonnes âmes européennes ont voulu faire profiter de leur immense savoir tous ces pauvres gens des pays qu’on n’appelait pas encore sous-développés, mais plutôt non-civilisés, restés si longtemps dans « l’ignorance » ; des bataillons d’instituteurs socialistes en blouse grise sillonnaient les sentiers africains pour donner une instruction aux populations, des Dr Schweitzer, stéthoscope au cou, traquaient la malaria dans l’obscurité des huttes, des Pères Blancs attentionnés soignaient les populations africaines reconnaissantes, des ingénieurs en redingote creusaient le sol pour chercher une goutte d’eau devant des enfants rigolards, l’Europe qui était devenue l’Occident déversait la lumière sur le monde, oui, si le XVIIIe siècle était le Siècle des Lumières (les lumières de ces philosophes irresponsables qui ont amené la catastrophique Révolution française), le XIXe siècle était le Siècle de la Lumière, de la fée Électricité, de la technoscience, du progrès sans fin, on apprenait aux petits Africains qu’ils descendaient du singe, celui qu’ils voyaient descendre de l’arbre : la belle idée de Charles Darwin !
L’Occident américain
En 1620, La secte des Puritains, des personnages austères aux longues barbes et aux vêtements sombres, débarquaient du Mayflower à Cape Cod dans le Massachussetts en s’assurant que les mollets de leurs épouses n’excitent pas trop les indigènes qui regardaient le spectacle d’un air goguenard.

Landing of the Pilgrims
William James Aylward (1875 – 1956)
La colonisation de l’Amérique par ces biblistes fanatiques qui venaient d’être chassés d’Europe, plus précisément d’Angleterre puis de Hollande, ne s’est pas faite dans le même état d’esprit que la colonisation française par exemple, telle que je viens de l’évoquer ; les Français s’établissaient dans un pays avec la conviction, à tort ou à raison, d’apporter les bienfaits de la « civilisation » aux peuples qu’ils colonisaient ; la démarche des colons américains était inverse : ils étaient là pour prendre et non pas pour donner.
Pour preuve, en Algérie, la population indigène a été estimée à 2,5 millions d’habitants en 1830, 12 millions en 1962 et elle est évaluée à 47 millions en 2025.
En comparaison, il y avait environ 10 millions d’Amérindiens à l’arrivée des colons en Amérique du Nord et 250 000 en 1900 ; ce chiffre est remonté à 6 millions actuellement en incluant les métissages. De fait, nombre d’historiens concluent à l’existence d’un génocide. (Moyenne des fourchettes données par l’I.A. Grok ; il est très difficile, sinon impossible d’avoir d’autres sources fiables, notamment universitaires. Cependant, même ces fourchettes ne laissent pas de doute sur la réalité d’un génocide(7) perpétré par les Américains sur la population autochtone(8)).
Cortès voyait dans l’Amérique du Sud un Eldorado, un pays où l’on trouve de l’or à profusion.
Ceux qu’on appellera plus tard les Pères pèlerins, les Pilgrims, voient dans l’Amérique du Nord un Nouveau Monde(9), celui que Christophe Colomb n’a pas découvert, mais surtout une terre vierge qu’ils ont identifiée à la Terre promise d’Israël, à la lecture quotidienne de la Bible, le seul livre qu’ils connaissaient.
Ils reprenaient à leur compte ce mythe(10) qu’ils n’avaient pas créé mais qu’ils se persuadaient d’incarner physiquement, en quelque sorte par procuration ; ils revivaient, par leur exil, l’épopée fantasmée des Hébreux dont tous leurs enfants portaient les prénoms. Les biblistes considérèrent dès lors la terre sur laquelle ils venaient de poser les pieds et dont ils ignoraient la vaste étendue, comme la leur, leur terre promise, Israël constituant la nouvelle « maison-mère » des nouveaux Américains, leur véritable patrie spirituelle.
Mais, pas plus que pour leur modèle, la terre que les Puritains venaient occuper ne leur appartenait. Elle n’était pas vierge. Elle appartenait aux innombrables tribus natives, aux autochtones qu’on appellera ensuite Amérindiens pour tenter de corriger l’erreur de Christophe Colomb, tout comme la « Terre promise » des Hébreux appartenait aux Palestiniens. Pour les uns et pour les autres, cette appropriation était abusive, fondée sur un malentendu. Américains et sionistes se sont persuadés que Dieu distribue les terres comme des bons points ; encore faut-il que les heureux bénéficiaires de Ses largesses soient méritants.
Les deux diables qui sortent de la boîte à malices : Trump et Netanyahou
Cet article raconte aussi, en parallèle, l’histoire de deux vies que rien ne destinait à se rencontrer, Trump et Netanyhaou qui se sont avancés l’un vers l’autre comme deux frères siamois, une hydre à deux têtes, chacune des deux têtes s’appropriant le destin de l’Occident à sa façon, le confisquant jusqu’à le faire disparaître.
Chacun des deux a été influencé par des fanatiques religieux abrahamiques considérant Israël comme le socle sur lequel ils devaient s’appuyer.
Les deux frères jumeaux se connaissent pourtant bien, et de longue date : l’un s’appelle Titan et l’autre Satan ; et ce n’est pas un hasard si l’équivalent des Titans chez les monothéistes sont les anges rebelles, et de ce fait déchus, dont le chef s’appelle évidemment Satan, dont la racine serait la même que celle de Titan, selon le chercheur historien Daniel E. Gershenson.
J’ai le sentiment qu’avec ces deux-là, le diable est bicéphale, l’un continue, en la poussant à son paroxysme, la longue litanie des massacres États-Uniens(11), l’autre, de juif intégriste qu’il était, s’apparenterait plutôt à un second Hitler.
Les deux usent des mêmes moyens : la brutalité, le mensonge, la manipulation, les massacres de masse, la duplicité, la trahison et tous les deux renforcent la satanisation du monde.
Ils ont tous les deux à leur disposition une multitude de petits démons qui leur sont soumis et qui leur ressemblent, représentés par les petits chefs d’Etat européens, entre autres (il y en a d’autres aussi timbrés dans le monde, comme l’homme à la tronçonneuse, le président argentin Javier Milei.)
En fait, ces deux démons ont fabriqué une dystopie et ont fait de l’Occident un cauchemar orwellien qu’ils ont l’intention d’appliquer sur la totalité de la planète, si les sociétés traditionnelles n’y mettent pas le holà.
Qui est Donald Trump ?

Donald Trump est l’héritier, le pur produit de ces premiers Américains. (Il préfèrera ce terme, « produit » : Trump ne comprend le terme d’« héritage » ou d’« héritier » qu’en espèces sonores et trébuchantes)
Donald Trump est issu d’un ancêtre allemand, son grand-père, qui a fait fortune en ouvrant des tripots mal famés pour accueillir les chercheurs d’or du Yukon en 1900. C’est l’origine de la saga des Trump.
C’est la grand-mère de Donald Trump qui, après la mort de son mari, a créé la société de promotion immobilière qui sera gérée par Fred, le père de Donald, qui en fera un empire, après maints déboires, procès et péripéties.
Détail à retenir : durant les années 1980, Fred Trump fait la connaissance de Benyamin Netanyahou, qui représente alors Israël auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York. Fred Trump devient ainsi un soutien important de la droite israélienne et achète des obligations d’État israéliennes.
Sur le plan religieux, Trump a été formé par un pasteur nommé Norman Vincent Peale qui prêchait « l’optimisme et la réussite, matérielle autant que spirituelle. Supporter de Richard Nixon, très hostile à la candidature du catholique John Kennedy en 1960, il admirait les hommes d’affaires prospères et truffait ses sermons d’anecdotes sur les grands industriels qu’il connaissait(12). »
La formation et la « pensée » de Trump semblent donc pouvoir être facilement cadrées dans leurs grandes lignes, qui rejoignent celles de l’Américain moyen, même quand il n’est pas milliardaire, et qui se résument dans la devise nationale officielle des États-Unis : In God we trust.
Ray Mac Govern, ancien conseiller de la présidence américaine, définit le caractère de Trump comme de type « mercuriel », « c’est le mot qui décrit Trump », dit-il, « Mercure était le patron des escrocs, des voleurs, des tricheurs. […] Trump a un tempérament changeant, délirant, narcissique(13). »
Certains ont cru que les revirements, les gesticulations, la brutalité et les pirouettes de Trump pouvaient s’expliquer par le fait qu’il était « tenu » par l’État occulte qui sait ce qui est exploitable à son encontre dans le dossier concernant l’affaire Epstein.
En fait, si on analyse le portrait que je viens de tracer de ce personnage sur le plan de son éducation, de ses croyances, de son milieu, de son caractère, sa façon psychotique de se comporter n’a pas besoin de plus d’explication psychologique ou de pression : il est naturellement fruste et irréfléchi et ne peut pas être pris au sérieux, comme tous ses collègues présidents occidentaux qu’il critique mais auxquels il ressemble : il est mégalomane, perturbé, décadent, inconstant et inconsistant.
Ses dernières saillies sur le Groenland ne peuvent que confirmer ce portrait : « Sur la question du Groenland, comme sur sa mainmise sur le Venezuela, Trump explique que rien ne pourra l’arrêter, à part ʺsa propre moraleʺ. ʺJe n’ai pas besoin du droit internationalʺ, a‑t-il expliqué au New York Times. » (Les Échos, 9 janvier 2026)
Toujours sur la question du Groenland, « Le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne veut pas dire qu’ils possèdent le territoire », a assuré le président américain devant la presse à la Maison-Blanche ce vendredi 9 janvier 2026 ; le Groenland (2 166 086 km, la plus grande île du monde) a été découvert par Erik le Rouge en 982 après les… Amérindiens de la culture Saqqaq et n’a appartenu au Danemark qu’en 1814. Si l’on suit le raisonnement de Trump, ni les premiers Américains qui ont débarqué à Cape Cod en 1620 ni les suivants n’ont aucune légitimité à revendiquer l’Amérique.
Enfin, cerise sur le gâteau, la psychanalyste Élisabeth Roudinesco, dans un article publié le 16 janvier 2026 dans Le Grand Continent, intitulé : Donald Trump est-il totalement fou ? a tracé un portrait pour le moins inquiétant de cet homme qui tient le monde entre ses mains(14) ; extrait de cet article passionnant : « Trump aime les médailles, le clinquant, les fausses dorures, et il croit que ces signes extérieurs sont l’équivalent d’un vrai titre : il a une passion pour les salles de bal et les signes de la vie monarchique. Il se rêve en roi — de style Louis XIV à Las Vegas — couvert de décorations et de breloques. Le signifiant ʺNobel de la Paixʺ est une obsession chez lui, alors même qu’il est un brutal faiseur de guerre ayant échappé par terreur au service militaire — quatre reports d’incorporation…
Cela en dit long sur ce qu’il est : il préfère être dupé que de risquer quoi que ce soit et il ne craint pas le ridicule. Là est son délire visible : un délire des grandeurs fondé sur le culte de son ego ; un délire narcissique d’histrion qui devient d’autant plus dangereux que son entourage s’y soumet. »
Lorsque je disais que tous ces dirigeants « occidentaux » se ressemblent dans leur délire psychotique, il suffit de remplacer le nom de Trump par celui de Macron et vous n’avez pas une seule dissonance entre les deux portraits.
Le portrait qui suit, celui de son compère Netanyahou n’est guère plus encourageant pour la paix du monde, puisque procédant du même registre psychotique.
Qui est Benyamin Netanyaou ?

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se préparant à utiliser un marqueur rouge sur une carte du « Nouveau Moyen-Orient », alors qu’il s’adresse à la 78e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 22 septembre 2023. (copie écran vidéo YouTube)
Benyamin Netanyhaou, né en 1949, est le fils d’un historien juif sioniste d’origine polonaise, né Mileikowsky, parti s’installer en Israël en 1920 avec sa famille ; Bension Netanyahou – c’est son nom de plume – étudia l’histoire médiévale à l’Université de Jérusalem et commença à fréquenter les mouvements sionistes ; il devint co-éditeur du mensuel Betar (1934−1935) puis partit, toujours avec sa famille, aux États-Unis en 1940 pour devenir le secrétaire de Vladimir Jabotinsky, juif ukrainien d’Odessa qui créa le parti sioniste révisionniste.
Benjamin Netanyahou étudiera l’architecture et l’administration des affaires aux États-Unis avant de partir en Israël entre 1967 et 1973 pour servir dans l’armée israélienne. À son retour aux États-Unis, il travaillera à l’ambassade d’Israël à Washington et sera ambassadeur de l’État hébreu auprès des Nations Unies à New York de 1984 à 1988. C’est à ce moment qu’il rencontrera le père de Donald Trump avec lequel il nouera des relations amicales.
Benyamin Netanyhaou s’engagera ensuite en politique en Israël : il sera six fois Premier ministre et une trentaine de fois ministre à partir de 1996, mandats au cours desquels il sera de nombreuses fois inculpé pour diverses malversations en Israël et de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » par la Cour Pénale Internationale pour ses crimes sur les Palestiniens de Gaza.
Le projet de Netanyhaou est d’arriver à constituer « Le Grand Israël » qui exige d’englober tous les pays autour d’Israël, tout ou en partie, et de les soumettre à l’Israël sioniste, le « peuple élu » de Dieu, ce qu’il a déjà commencé à faire.
Cette idéologie du « Grand Israël » trouve son origine dans les textes bibliques, qui définissent les frontières promises aux Hébreux allant « du Nil à l’Euphrate ».
« Dans une interview récente donnée à la chaîne israélienne i24, le Premier ministre israélien a déclaré qu’il était en « mission historique et spirituelle » et ressentait un lien fort avec la vision d’un « Grand Israël ». Selon plusieurs médias, il a même évoqué l’annexion de parties de territoires appartenant à des États arabes souverains (Cisjordanie et Gaza, mais aussi des parties du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et même de l’Égypte) comme faisant partie de cette vision. » (La Voix du Nord, 14 août 2025)
On a vu avec le traitement que son armée inflige à la bande de Gaza et à ses habitants, que Netanyahou, avec des méthodes inspirées des pratiques mafieuses, voire nazies, n’hésite devant aucune horreur ni aucun massacre de masse pour arriver à ses fins, bousculant ses propres concitoyens qui n’approuvent pas les méthodes du tyran ; la plupart des Juifs sont arrivés en Israël pour y trouver un pays en acceptant d’y vivre avec le voisin palestinien qui leur concédait une (grande) place de leur terre ancestrale et non pas pour être en guerre de façon permanente.

L’Occident nouveau : le rêve dystopique de deux psychopathes
« L’Occident nouveau » n’a rien à voir avec le Beaujolais, il n’est pas tellement nouveau et, à vrai dire, il n’a plus rien à voir non plus avec l’Occident.
Il est américano-sioniste, issu de la diaspora juive qui commença lors de la prise de Jérusalem par Pompée en 63 av. J.-C. qui envoya en esclavage à Rome de nombreux prisonniers. C’est l’élément fondateur de la diaspora en Occident.
Une partie de cette diaspora, n’ayant de facto pas de pays d’attache, sinon virtuel, s’est tournée naturellement vers les concepts universalistes, puis mondialistes et globalistes, une idéologie mortifère qu’elle a répandue à travers le monde et qui a pris à son compte les rêves de grandeur de l’Israël sioniste.
« L’Occident » était constitué, depuis le rapt de l’Europe par les américano-sionistes, d’un triptyque : Israël, l’Amérique et « l’Union européenne ». Israël dictait ses volontés à l’Amérique et l’Amérique dictait ses volontés à l’Europe de Bruxelles.
L’Occident nouveau est plus « technique », plus matérialiste et délibérément dédié à la conquête du monde, à la mise en place d’un Nouvel Ordre Mondial sans plus aucune attache géographique, historique, culturelle, morale et encore moins spirituelle ; il s’appuie sans aucune gêne, et même au grand jour, sur ses services secrets qui, donc, ne le sont plus.
La coalition USA, CIA, MI6, U.E. Mossad et l’Israël sioniste pratiquent la manipulation intense et sont actuellement physiquement sur tous les fronts pour abattre les régimes qui sont un obstacle au déploiement du N.O.M. sur la planète sans, évidemment, aucun mandat international.
Les Iraniens ont clairement identifié ces jours-ci l’agression des américano-sionistes qui ont envoyé des centaines, voire des milliers d’agents armés pour fomenter les troubles qui ont perturbé l’Iran, mais ces agents ont lamentablement échoué et les américano-sionistes ont piteusement « reporté » le changement de régime qu’ils espéraient mettre en place ; ils n’ont toujours pas compris qu’il ne faut pas se frotter à l’Iran.
Avant le « kidnapping » de Maduro au Venezuela, Trump avait mis de l’huile sur le feu des conflits en Ukraine et à Gaza et les États-Unis ont mené des frappes au Nigéria(15) et en Syrie.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump, ʺprésident de la paixʺ, a ordonné presque autant de frappes aériennes que Joe Biden durant l’ensemble de son mandat, selon un décompte de l’ONG Acled. En un an, l’armée américaine a mené 672 frappes, principalement au Yémen et en Somalie, faisant plus de 1 000 morts. Une stratégie militaire qui contraste avec l’image de « président de la paix » revendiquée par le chef de l’État. » (Ouest-France, 14 janvier 2026).
Ce monde en folie, sans repères et sans avenir que celui du chaos et de la guerre, est né de l’association de deux malfaiteurs qui ont impliqué dans leurs délires les deux États et les deux peuples dont ils sont les présidents, bafouant tous les deux les souhaits de leurs propres concitoyens qui n’aspiraient qu’à la paix ; il ne fait aucun doute que Trump sera bientôt lâché par le mouvement Maga et Netanyahou par le peuple israélien, pour cause de trahison.
Cependant, tant que ces deux monstres n’auront pas été clairement identifiés comme des malades mentaux, et tant qu’ils ne seront pas dénoncés au plan mondial comme tels, la planète pétrifiée continuera à admirer leurs « exploits ».
Pierre-Émile Blairon
Son aire géographique, linguistique et ethnique comprend les peuples grecs, italiques, albanais, indo-iraniens, celtiques, germaniques, nordiques, slaves, arméniens.
Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident, NRF Gallimard
L’œuvre monumentale de Spengler explique que les civilisations, tout comme les humains et tout ce qui vit sur Terre, traversent le temps de manière cyclique. Chaque civilisation naît, vit et meurt. Le cycle naissance-vie-mort pour un humain correspond au cycle préculture-culture-civilisation, dans la vision spenglérienne ; le terme même de « civilisation », dont se repaissent les progressistes, qu’ils assimilent à l’acmé, le point culminant, le paradis terrestre, n’est en fait que le stade de la décomposition et, in fine, de la mort d’un corps social parce que tout ce qui vit sur Terre est régi par la loi de l’involution et non pas de l’évolution et, donc, par analogie, un « être civilisé » est un être proche de sa fin.
On connaît le beau texte de Paul Valéry sur le sujet qui se rapproche de la conception de Spengler sur un mode plus romantique : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois… »
Et même avant : « C’est une page peu connue de l’histoire de la seconde guerre mondiale : dès 1941–1942, Washington avait prévu d’imposer à la France – comme aux futurs vaincus, Italie, Allemagne et Japon – un statut de protectorat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942. » Annie Lacroix-Riz, Le Monde diplomatique, mai 2003
Lire dans nos colonnes : Nos dirigeants européens sont-ils des créatures façonnées par les derniers nazis survivants ?
Kosovo/trafic d’organes : un Israélien arrêté à Chypre [source]
« D’abord, rappelons que le terme « génocide » a été défini par la Convention des Nations Unies de 1948 comme des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Cela inclut non seulement les massacres directs, mais aussi les conditions de vie imposées pour entraîner la destruction physique ou culturelle du groupe. Raphael Lemkin, qui a inventé le terme en 1944, a lui-même considéré le déplacement des Amérindiens par les colons européens comme un exemple historique de génocide ». (Grok)
Dans L’Arc et la Massue, Julius Evola écrivait qu’il est une bêtise que « l’on entend souvent répéter, à savoir que les Américains seraient une “race jeune”, avec pour corollaire tacite que c’est à eux qu’appartient l’avenir. […] En dépit des apparences, les peuples récemment formés doivent être considérés comme les peuples les plus vieux et, éventuellement comme des peuples crépusculaires, parce qu’ils sont venus en dernier justement, parce qu’ils sont encore plus éloignés des origines. »
Il est vrai, en effet, que plus une civilisation est éloignée de la source originelle, et moins elle a de chances de s’y abreuver et de s’ancrer dans le monde spirituel parce qu’elle aura perdu les connaissances qui lui auraient permis de se raccrocher aux principes d’origine.
Et Evola ajoutait : « Les civilisations traditionnelles donnent le vertige par leur stabilité, leur identité, leur fermeté intangible et immuable au milieu du courant du temps et de l’histoire. »
Pour l’historien des religions Mircea Eliade, tous les peuples naissent d’un mythe fondateur (voir Le Mythe de l’éternel retour et Le sacré et le profane notamment), mythe qu’ils font perdurer par le rite.
Voir quelques exemples de la folie meurtrière des États-Unis dans l’article de Georges Gourdin : États-Unis : la culture du mensonge,
Voir mon article du 30 novembre 2025 : Trump veut-il vraiment finir la guerre en Ukraine ?
Ibid.
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Question : À la Maison-Blanche, Donald Trump a mis en scène une cérémonie officielle au cours de laquelle il a reçu de la part de Maria Corina Machado la médaille du Nobel, comme s’il s’agissait d’un prix réel. Cette scène bizarre semble tout droit sortie d’un délire de roi shakespearien… Devons-nous prendre au sérieux l’hypothèse que Donald Trump est fou ? Elisabeth Roudinesco : Cette scène shakespearienne est en effet l’expression d’un délire, ce qui ne signifie pas pour autant que le président américain est cliniquement psychotique, c’est-à-dire fou. Suite de l’entretien avec Elisabeth Roudinesco sur le pouvoir délirant de la Maison-Blanche [source] |
Lire dans nos colonnes : À qui l’intervention militaire des États-Unis au Nigeria profite-t-elle ? du 8 janvier 2026, par Jean-Michel Lavoizard
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