
Recomposition politique : la Provence prend de l’avance
C’est de Nice que le coup est parÂti : la marÂtinÂgale du « front rĂ©puÂbliÂcain » s’est briÂsĂ©e(1). Au soir de sa dĂ©faite, Christian Estrosi le dĂ©ploÂrait :
« Le front rĂ©puÂbliÂcain est mort Ă Nice, ce soir. »
Mais la dĂ©flaÂgraÂtion n’a pas touÂchĂ© que Nice, puisque les Ă©lecÂteurs de Provence(2) ont masÂsiÂveÂment transÂgresÂsĂ© les règles Ă©taÂblies depuis 40 ans par tous nos diriÂgeants. Cette transÂgresÂsion-lĂ n’est pas du goĂ»t du maĂ®tre Ă penÂser de notre intelÂliÂgentÂsia qui penÂsait que le « front rĂ©puÂbliÂcain » Ă©tait insÂcrit dans le marbre.
Voici les prinÂciÂpales comÂmunes de Provence (au sens large de PACA) qui ont Ă©lu leur maire en braÂvant les interÂdits des Ă©tats-majors parisiens.
Dans les Alpes-Maritimes :
• Nice : bien entenÂdu, mais ausÂsi…
• Menton : vicÂtoire du RN (Alexandra Masson).
• Cagnes-sur-Mer : Bryan Masson (RN) Ă©lu dès le preÂmier tour.
• Peymeinade.
Dans le Vaucluse :
• Carpentras : HervĂ© de LĂ©pinau (dĂ©puÂtĂ© RN) Ă©lu maire au second tour avec plus de 50 % des voix. Victoire marÂquante face Ă la gauche sorÂtante.
• Orange : le RN l’emporte (renÂverÂseÂment de l’ancien maire Jacques Bompard, ex-FN), mais ausÂsi
• Monteux
• Bédarrides
• Aubignan
Dans les Bouches-du-RhĂ´ne :
• Tarascon : Alexandre Ducouret (RN) Ă©lu au second tour (vicÂtoire serÂrĂ©e).
• Rognac : réélecÂtion du maire RN sorÂtant Christophe Gonzalez (large vicÂtoire).
D’autres comÂmunes plus petites ont Ă©gaÂleÂment basÂcuÂlĂ©, mais ces deux sont les plus citĂ©es parÂmi les villes de taille significative.
Dans le Var : le RN renÂforce forÂteÂment sa prĂ©Âsence dans ce dĂ©parÂteÂment hisÂtoÂrique.
• FrĂ©jus : réélecÂtion du maire sorÂtant David Rachline (RN) dès le preÂmier tour.
• La Seyne-sur-Mer : Dorian Munoz (RN) Ă©lu (deuxième ville du dĂ©parÂteÂment), mais ausÂsi .
• Six-Fours-les-Plages, Signes, Salernes, La Valette-du-Var.
Antibes et Cannes : dans les deuxième et troiÂsième villes du dĂ©parÂteÂment des Alpes Maritimes, les maires ont Ă©tĂ© Ă©lus dès le preÂmier tour mais en n’afÂfiÂchant pas — ou plus — leur apparÂteÂnance au parÂti Les RĂ©publicains.
EnivrĂ© par son sucÂcès, le maire de Cannes, David Lisnard, a cru bon de lanÂcer un appel à Éric Ciotti : « J’invite Éric Ciotti Ă sorÂtir de son alliance avec le RN et Ă rejoindre la droite indĂ©ÂpenÂdante, pour donÂner une nouÂvelle Ă©nerÂgie Ă la France. »
Le maire de Cannes, qui a offiÂciaÂliÂsĂ© sa rupÂture avec LR, invente un concept nouÂveau : « la droite indĂ©ÂpenÂdante ». ![]()
Pour lui, la droite indĂ©ÂpenÂdante, ça doit ĂŞtre son comiÂtĂ© de souÂtien Ă sa canÂdiÂdaÂture aux proÂchaines prĂ©ÂsiÂdenÂtielles. Il a quitÂtĂ© Les RĂ©publicains et actĂ© sa canÂdiÂdaÂture Ă l’élection prĂ©ÂsiÂdenÂtielle. « Je quitte LR parce que LR n’a pas quitÂtĂ©, tout simÂpleÂment, ses ambiÂguĂŻÂtĂ©s et la macroÂnie, c’est ausÂsi simple que cela » (Journal de 20 heures de France 2, le marÂdi 31 mars 2026.

Tout ceci conforte le maire de Nice qui salue le couÂrage du maire de Cannes : « Il a enfin quitÂtĂ© le Titanic LR et ses petits mateÂlots PĂ©cresse, Bertrand ou CopĂ©, qui n’auÂront dĂ©ciÂdĂ©Âment Ă©viÂtĂ© aucun iceÂberg durant leurs carÂrières. » Éric Ciotti appelle David Lisnard Ă le rejoindre : « C’est Ă lui de venir Ă l’UDR, car son isoÂleÂment ne peut le proÂpulÂser vers le sucÂcès ».
Nous sommes ici au cœur même du problème
Ces deux maires s’apÂpuient sur une solide lĂ©giÂtiÂmiÂtĂ© Ă©lecÂtoÂrale, ce qui n’est pas le cas de nos blancs-becs pariÂsiens(3) :
• David Lisnard : Il reste arc-bouÂtĂ© sur le prinÂcipe du « front rĂ©puÂbliÂcain » du Politiquement Correct, et joue les enfants de chĹ“ur en banÂnisÂsant, comme il convient selon lui, toute alliance avec le diable (comÂprendre le RN). Il prĂ´ne une chiÂmĂ©Ârique « droite indĂ©ÂpenÂdante » dont les contours se calquent sur le terÂriÂtoire de sa ville — cosÂsue — de Cannes puisÂqu’il quitte en mĂŞme temps le parÂti LR et crĂ©e son propre parÂti que perÂsonne ne connait. Qui compte t‑il ainÂsi convaincre au delĂ de La Croisette ? Il confond le Palais des Festivals et le Palais de l’ÉlysĂ©e.

• Éric Ciotti : Sa dĂ©marche est bien plus audaÂcieuse puisÂqu’elle brise tous les tabous. C’est ce que nous expliÂquons dans notre article Élections muniÂciÂpales 2026 : bronÂca Ă Nice du 23 mars 2026. Éric Ciotti s’atÂtaÂquait à « du lourd » en affronÂtant une figure emblĂ©ÂmaÂtique du Système qui proÂtĂ©Âgeait son vasÂsal zĂ©lĂ© niçois.
Éric Ciotti a ouvert la voie qu’il ne falÂlait pas et il a dĂ©monÂtrĂ© — sufÂfrage Ă l’apÂpui — que c’est ce que les Français attendent malÂgrĂ© les injoncÂtions matraÂquĂ©es de nos diriÂgeants.
Il a fait sa dĂ©monsÂtraÂtion dans une ville de 360 000 habiÂtants, 5e ville de France, derÂrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. Cette dĂ©monsÂtraÂtion granÂdeur nature lui apporte une forte lĂ©giÂtiÂmiÂtĂ© qui lui perÂmet de retoÂquer son ami canÂnois : « C’est Ă lui de venir Ă l’UDR, car son isoÂleÂment ne peut le proÂpulÂser vers le sucÂcès ». Et il a raiÂson, preuve Ă l’appui.
Au fur et Ă mesure que la nouÂvelle muniÂciÂpaÂliÂtĂ© niçoise rĂ©vĂ©ÂleÂra et dĂ©manÂtèÂleÂra la gabeÂgie d’Estrosi, les Niçois — puis peu Ă peu les Français — comÂprenÂdront pourÂquoi la classe poliÂtique proÂtĂ©Âgeait son mafÂfioÂso niçois, et pourÂquoi elle proÂtège les mafioÂsi de France et de l’Europe.
Les Ă©coÂnoÂmies comÂmencent aujourd’hui Ă Paris.
— Eric Ciotti (@eciotti) April 1, 2026
Comme je m’y suis engaÂgĂ©, je ferme le siège de la mĂ©troÂpole de Nice Ă Paris, un apparÂteÂment d’1.5 milÂlion d’€ dans les beaux quarÂtiers qui sera venÂdu au proÂfit du CCAS afin d’aider les Niçois les plus vulÂnĂ©Ârables pic.twitter.com/k2hwq04Sb4
Éric Ciotti montre le cheÂmin que les Français attendent. Le renouÂveau tant attenÂdu ne vienÂdra pas des alcĂ´ves ni des loges pariÂsiennes, mais du Peuple souÂveÂrain, d’en bas, du… Sud !
Voir notre article : Nice Provence : la marÂtinÂgale du « front rĂ©puÂbliÂcain » ne foncÂtionne plus du 16 mars 2026
Dans cet article, nous Ă©larÂgisÂsons la Provence au comÂtĂ© de Nice, jusÂqu’à Menton, pour la beauÂtĂ© du titre.
Notre anaÂlyse porte sur les Alpes-Maritimes bien sĂ»r, mais ausÂsi le Vaucluse, les Bouches-du-RhĂ´ne et le Var.
Lire notre article : Attal, Bardella, Branco : l’heur(e) des blancs-becs du 4 novembre 2024

Ce qui est imporÂtant c’est l’eÂlecÂtion preÂsiÂdenÂtielle et parÂleÂmenÂtaire de 2027.
Il est temps de mettre les natioÂnaux au pouvoir.
Monsieur Éric Ciotti a une staÂture d’homme d’État !
PĂ©cresse, Bertrand, CopĂ© ne sont que de minables cheÂvaux de Troie, parÂmi tout 1 tas d’autres, de la 5Ă©me colonne ! Bien sĂ»r, y comÂpris leur Ă©lecÂtoÂrat et les absÂtenÂtionÂnistes, qui, sous des pseuÂÂdo-prĂ©ÂÂtextes, prĂ©Âfèrent laisÂser ce pays et ses Autochtones se faire remÂplaÂcer par des us & couÂtumes d’autres temps et plaÂnètes !
La honte ne doit pas sufÂfire Ă occulÂter ces nomÂbreuses traÂhiÂsons VOLONTAIRES ! Ces gens doivent ĂŞtres expulsĂ©(e)s sĂ©ance tenante ! Ils n’ont plus RIEN Ă faire sur NOTRE sol Français ! Traitre 1 jour = Traitre touÂjours ! Juste une valise de 1ère nĂ©cessitĂ© !
Ciotti Président !
Bardella ferait un bon ministre de la Jeunesse et des Sports.
Ou ministre du temps libre…