Mouvements de foule

Les Français ne sont cer­tai­ne­ment
• ni ochlo­phobes (peur des foules tumul­tueuses),
• ni ago­ra­phobes (peur des foules dont on ne peut se déga­ger faci­le­ment),
• ni claus­tro­phobes (peur des espaces confi­nés) ;
ces pho­bies sont sus­cep­tibles de géné­rer des malaises (ver­tiges, trem­ble­ments, sueurs).
Je suis donc très heu­reux de savoir mes com­pa­triotes en bonne san­té, tout au moins pré­mu­nis de cer­taines légères affec­tions psy­chia­triques comme celles que je viens de citer.

Du pain et des jeux

On peut dépla­cer les Français par mil­liers, par dizaines de mil­liers, par cen­taines de mil­liers, et même par mil­lions pour des évé­ne­ments de types très variés et pour des rai­sons très diverses ; ces rai­sons peuvent être :
• fes­tives : ils n’hésitent pas à se dépla­cer pour admi­rer et ova­tion­ner des per­son­na­li­tés plus ou moins cha­ris­ma­tiques pré­cé­dées d’une aura « vues à la télé », comme des acteurs, des spor­tifs, des écri­vains ou des poli­ti­ciens connus, faire la queue pour écou­ter des chan­teurs à la mode dans des salles immenses ou attendre des heures sur un trot­toir pour la dédi­cace d’un livre (écrit par un « nègre » bien sou­vent, quand la per­son­na­li­té qui s’y emploie est poli­tique), par­ti­ci­per dans la liesse à des spec­tacles de rue (J.O., spec­tacles de Toulouse(1)), à des ras­sem­ble­ments tra­di­tion­nels sou­vent cou­plés à des fêtes reli­gieuses locales où l’on chante et où l’on boit plus que de rai­son, comme les fêtes de Bayonne qui réunissent en juillet plus d’un mil­lion de per­sonnes en blanc et rouge pen­dant 5 jours (et 5 nuits).
Ces démarches sont sou­vent liées à des pul­sions pri­maires fabri­quées par les médias qui peuvent se trans­for­mer rapi­de­ment en ido­lâ­trie, quel­que­fois hys­té­rique et incon­trô­lable dans sa mani­fes­ta­tion. Pour les Français, le moindre pré­texte est bon pour faire la fête, pour « com­mu­nier » en foule dans une même fer­veur quelle qu’elle soit ; leur idéal de vie en même temps que leur devise pour­rait être : panem et cir­censes, du pain et des jeux.

Panem et circenses

En véri­té, étant don­né la situa­tion éco­no­mique catas­tro­phique de la France, les Français se nour­rissent actuel­le­ment plus de jeux et de fêtes que de pain.

• poli­tiques : les Français sont pas­sion­nés de poli­tique poli­ti­cienne dont ils connaissent tous les arti­fices et rouages, phé­no­mène qui se constate plus cou­ram­ment dans les com­mu­nau­tés rurales que dans les villes ; la haute poli­tique, le poli­tique, ne les inté­resse guère, ils n’ont pas envie de réflé­chir, mais ils par­ti­cipent volon­tiers aux mee­tings et aux défi­lés (dans les villes) et, dans les cam­pagnes, aux cock­tails clien­té­listes offerts par leur can­di­dat (ou son adver­saire) où ils ren­con­tre­ront le notaire, le phar­ma­cien, leur méde­cin réfé­rent et le curé et pour­ront ain­si créer et ali­men­ter les potins qui com­ble­ront leurs jour­nées et les dis­cus­sions de fins de repas.

• reli­gieuses : visite d’un pré­lat, voire du pape, pro­ces­sions votives, messes, fêtes tra­di­tion­nelles catho­liques fré­quentes dans notre pays comme dans tout le sud, l’ouest et l’est de l’Europe.

• reven­di­ca­tives : les Français défilent presque toutes les semaines (hors vacances) pour des reven­di­ca­tions diverses, la « ren­trée » étant une période favo­rable à ce genre de mani­fes­ta­tions : pom­piers, pay­sans, arti­sans, lycéens, syn­di­ca­listes, Gilets jaunes, Bonnets rouges…

• cultu­relles : se rendre à une expo­si­tion de pein­ture, aller au ciné­ma, voir une pièce de théâtre, pour avoir, et sur­tout pour don­ner, l’impression d’être actif, « dans le coup ».

• spor­tives : matches de foot­ball et courses à pied, par exemple, déplacent spec­ta­teurs et par­ti­ci­pants en grand nombre dans d’immenses stades et sur les routes.

Troupeau moutons

Certains ne man­que­raient pour rien au monde une mani­fes­ta­tion où ils doivent être parce qu’il sera de bon ton d’y être ; il ne faut sur­tout pas lou­per un évé­ne­ment dont leur voi­sin les a assu­rés de sa par­ti­ci­pa­tion. C’est un phé­no­mène de mimé­tisme social dûment identifié.

La masse a les mêmes com­por­te­ments que la foule à la dif­fé­rence près que la foule se réunit en un même lieu pour pou­voir accom­plir une célé­bra­tion – on peut ajou­ter une dimen­sion pseu­do-reli­gieuse à la plu­part de ces évé­ne­ments qu’on appel­le­ra alors « grandes messes » – alors que la masse est diluée dans un espace non défi­ni et n’a nul besoin de se dépla­cer pour exister.

Au Moyen-Âge, les com­por­te­ments étaient encore plus super­sti­tieux et irrai­son­nés : ce sont des reliques qui dépla­çaient les foules qui fai­saient par­fois à pied des cen­taines de kilo­mètres, pour voir des pré­su­més restes d’un saint ou d’une sainte comme une épine de la cou­ronne du Christ, un tibia ou un lam­beau d’étoffe, les « fidèles » espé­rant tirer un béné­fice per­son­nel du seul fait de les appro­cher ou mieux, de les toucher.

Gustave Le Bon

Gustave Le Bon - Psychologie des Foules Gustave Le Bon

Dans le n° 48 de la revue Cahiers de Psychologie Politique (jan­vier 2026), Matthijs Gardenier com­mente le point de vue de Gustave Le Bon, auteur du célèbre ouvrage Psychologie des foules paru en 1895 :
« Les par­ti­ci­pants à une foule se retrou­ve­raient dans un état d’esprit par­ti­cu­lier, de qua­si-hyp­nose qui déter­mi­ne­rait le déclen­che­ment de l’action col­lec­tive. En effet, la par­ti­ci­pa­tion à une foule occa­sion­ne­rait une forte sug­ges­ti­bi­li­té. Dans un état proche de l’hypnose, les indi­vi­dus seraient prêts à accep­ter n’importe quelle infor­ma­tion comme étant exacte, sans la pas­ser au crible de la rai­son. Le Bon prend comme exemple les récits contra­dic­toires des témoins ocu­laires au cours de la bataille de Waterloo. À celle-ci, se joint un autre élé­ment, la conta­gion ou l’imitation. »
Je n’ai pas résis­té au plai­sir de vous faire décou­vrir cet extrait qui suit de l’œuvre de Gustave Le Bon où il dévoile un aspect de son talent qui res­semble fort à un pou­voir vision­naire car il parle ici de la « chute de la tour Eiffel » (qui m’a fait pen­ser à une autre chute : celle des twin towers de New-York) et du nau­frage d’un trans­at­lan­tique (ce qui arri­ve­ra quelques années après la paru­tion de son ouvrage avec le nau­frage du Titanic) :
« Tout ce qui frappe l’i­ma­gi­na­tion des foules se pré­sente sous forme d’une image sai­sis­sante et bien nette, déga­gée de toute inter­pré­ta­tion acces­soire, ou n’ayant d’autre accom­pa­gne­ment que quelques faits mer­veilleux ou mys­té­rieux : une grande vic­toire, un grand miracle, un grand crime, un grand espoir. Il faut pré­sen­ter les choses en bloc, et ne jamais en indi­quer la genèse. Cent petits crimes ou cent petits acci­dents ne frap­pe­ront pas du tout l’i­ma­gi­na­tion des foules ; tan­dis qu’un seul grand crime, un seul grand acci­dent les frap­pe­ront pro­fon­dé­ment, même avec des résul­tats infi­ni­ment moins meur­triers que les cent petits acci­dents réunis… Un acci­dent qui, au lieu de 5 000 per­sonnes, en eût seule­ment fait périr 500, mais le même jour, sur une place publique, par un acci­dent bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, eût au contraire pro­duit sur l’i­ma­gi­na­tion une impres­sion immense. La perte pro­bable d’un trans­at­lan­tique qu’on sup­po­sait, faute de nou­velles, cou­lé en pleine mer, frap­pa pro­fon­dé­ment pen­dant huit jours l’i­ma­gi­na­tion des foules. Or, les sta­tis­tiques offi­cielles montrent que dans la même année un mil­lier de grands bâti­ments se sont per­dus. Mais, de ces pertes suc­ces­sives, bien autre­ment impor­tantes comme des­truc­tion de vies et de mar­chan­dises qu’eût pu l’être celle du trans­at­lan­tique eu ques­tion, les foules ne se sont pas pré­oc­cu­pées un seul ins­tant. » (Le Bon, 1895).

Je vais don­ner trois exemples très dif­fé­rents d’événements qui ont moti­vé le dépla­ce­ment des foules ou leur enga­ge­ment, récents et même actuels, puisqu’ils se sont dérou­lés en ce mois de sep­tembre 2026, et se déroule encore pour l’un d’entre eux. Ces trois mani­fes­ta­tions sont repré­sen­ta­tives de ce besoin des Français de par­ti­ci­per à un évé­ne­ment afin de pou­voir ensuite dire : « J’y étais », mais aus­si de l’inconséquence de ces per­sonnes car, la fête finie, on ne peut que consta­ter l’apathie, l’irresponsabilité ou l’indifférence des Français concer­nant leur propre des­tin et celui de leurs enfants.
Ces trois évé­ne­ments sont :
• les concerts don­nés par la chan­teuse Céline Dion à Paris,
• la venue du pape en France,
• le blo­cus des lycées.

Trois événements qui ont déplacé les foules et défrayé la chronique : Céline Dion, le pape, la mobilisation des lycéens

La séquence sata­nique : les concerts de Céline Dion à Paris
Après six ans d’absence en rai­son d’une mala­die très rare appe­lée curieu­se­ment le « syn­drome de la per­sonne raide(2) », Céline Dion est réap­pa­rue en pleine forme pour enta­mer un mara­thon de 26 concerts éta­lés entre l’automne 2026 et mai 2027 en France ; qui ont réuni ou réuni­ront chaque soir plus de 30 000 spec­ta­teurs pour un total qui dépas­se­ra les 800 000 per­sonnes.
Les concerts de Céline Dion sont mar­qués visuel­le­ment par des réfé­rences à Satan qui, selon cer­taines ana­lyses, laissent sup­po­ser qu’elle aurait conclu « un pacte avec le diable », comme c’est le cas de beau­coup d’artistes dans le monde qui ne cessent de mani­fes­ter leur obéis­sance à ce per­son­nage qu’on croit ima­gi­naire (en France, une chan­teuse comme Mylène Farmer semble tout autant pos­sé­dée comme l’indiqueraient ses constantes réfé­rences à Lucifer dans ses spec­tacles).
En outre, la col­lec­tion de vête­ments pour enfants en bas âge que Céline Dion a créée est incon­tes­ta­ble­ment d’inspiration démo­niaque (mal­gré les déné­ga­tions de ses défen­seurs) et vient appuyer l’hypothèse de sa soumission.Céline Dion - Ligne vêtements sataniste

La séquence chris­tique : la visite en France du pape Léon XIV
Hasard du calen­drier ? Il n’a pas fal­lu attendre long­temps la réponse de la com­mu­nau­té chré­tienne à cette pro­vo­ca­tion sata­nique. Le pape Léon XIV a en effet séjour­né en France du 25 au 28 sep­tembre 2026 ; sa visite a ras­sem­blé plus d’un mil­lion de fidèles venus le saluer.
Cette immense foule qui s’est ras­sem­blée dans le calme et la bonne humeur, mais aus­si dans le recueille­ment, pour accueillir dans la paix et la joie le chef de sa com­mu­nau­té, a sur­pris les ana­lystes et les « experts » en tout et en rien des médias de grand che­min qui n’ont trou­vé pour la plu­part qu’une seule parade à ce qu’ils consi­dèrent comme un camou­flet pour leur logique pro­fon­dé­ment « pro­gres­siste » : le silence(3).
Car leurs res­sorts pro­fon­dé­ment mani­chéens ne peuvent déduire de cette incon­tes­table preuve de la sur­vi­vance d’une foi por­tée par ces vilains « tra­di­tio­na­listes conser­va­teurs », que le signe de leur propre échec ; c’est le grain de sable qui vient enrayer leur machine dans sa course aux len­de­mains qui ne cessent de chan­ter.
Mon esprit tou­jours aus­si cri­tique appor­te­ra cepen­dant un bémol à ce qui consti­tue pour les fidèles chré­tiens la preuve que leur foi peut être revi­vi­fiée, que rien n’est per­du alors que l’on pen­sait que les Français s’étaient enfon­cés dans une tor­peur qui confi­nait à la neu­ras­thé­nie, que ce peuple n’avait plus de vita­li­té et qu’il se lais­sait dou­ce­ment aller dans la faci­li­té d’une déca­dence qui avait mar­qué de la même façon la fin de l’empire romain ; et l’on revient au début de cet article : panem et cir­censes.
Car il est fort pos­sible que beau­coup de spec­ta­teurs venus assis­ter au show de Céline Dion se sont retrou­vés éga­le­ment pré­sents dans cette assem­blée de fidèles chré­tiens.
Ont-ils été sou­dai­ne­ment tou­chés par la grâce ? Retrouvent-ils mira­cu­leu­se­ment le che­min de la foi ?
Certains sans doute ; mais je crois plu­tôt que le por­trait du Français hédo­niste déca­dent que j’ai tra­cé au début de cet article n’est en rien démen­ti ; le Français, à l’image de son cher pré­sident, pra­tique le « En Même Temps ».
Ce sont les mêmes qui, tou­jours aus­si irres­pon­sables, se retrouvent à dénon­cer la vio­lence avec laquelle leurs chers petits ont été dis­sua­dés par la police de sac­ca­ger ce qui reste de notre beau pays et, notam­ment, leurs propres lycées dont ils se plaignent de la vétus­té pour cer­tains ; le rai­son­ne­ment de ces émeu­tiers est simple : puisque notre éta­blis­se­ment n’est pas suf­fi­sam­ment confor­table, autant le détruire entiè­re­ment ; mais nous ver­rons que d’autres fac­teurs inter­viennent qui com­pliquent les choses.
En clair, les Français n’ont aucun mal à faire coha­bi­ter le diable et le Bon Dieu et à pas­ser de l’un à l’autre selon leurs besoins ou leur humeur du jour.

Sionisme, anti­sio­nisme, anti­sé­mi­tisme
Une der­nière remarque sur le ras­sem­ble­ment chré­tien : il a eu un pré­cé­dent qui a sus­ci­té aus­si à l’époque une grande vague d’espoir, il s’agit de La Manif pour Tous qui s’est dres­sée contre Le Mariage pour Tous (entre per­sonnes de même sexe) en 2013.
La Manif pour Tous avait, elle aus­si, réuni 1 mil­lion d’individus, et sa péti­tion avait été signée par 700 000 per­sonnes, péti­tion reje­tée par le Conseil d’État, en-dehors de toute règle juri­dique, notam­ment celle impo­sée alors par le Tribunal admi­nis­tra­tif.
Et que s’est-il pas­sé ensuite ? Rien.
Et que se pas­se­ra-t-il après ce for­mi­dable accueil du pape ? À mon avis, mais j’espère me trom­per : rien.
Et pour­quoi ?
Toujours pour la même rai­son : la plu­part sont venus pour la fête, pas par convic­tion reli­gieuse ou huma­niste, ils sont venus pour faire comme les autres, par mimé­tisme.
Les « cathos-tra­dis », en géné­ral, mais il y a des excep­tions louables, ne sont pas des mili­tants, ce sont des bour­geois confor­mistes. On n’est plus à l’époque de Degueldre ou de Bastien-Thiry(4) qui connais­saient la néces­si­té et le prix du sacri­fice.
Un exemple ? Les struc­tures existent pour aider les Chrétiens d’Orient actuel­le­ment per­sé­cu­tés par Tsahal. Qui leur vient en aide ? Personne.
Un hor­rible géno­cide est en train de se per­pé­trer à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et encore ailleurs si rien ni per­sonne ne vient arrê­ter les sio­nistes qui ne vivent que pour l’expansion du Grand Israël ; ce géno­cide ne fait pas de dif­fé­rence entre musul­mans et chré­tiens, ces der­niers étant très nom­breux dans cette région puisque le chris­tia­nisme est pré­ci­sé­ment né dans cette région. Ne serait-ce pas en accord avec les prin­cipes fon­da­men­taux chré­tiens de dénon­cer, pour le moins, le mas­sacre des hommes et de la terre qui se pra­tique quo­ti­dien­ne­ment dans ces pays ?
Qui le fait ? Personne.
Il n’y a pas de soli­da­ri­té chré­tienne « occi­den­tale », voire uni­ver­selle (c’est le sens même du mot : catho­lique), envers ceux des leurs qui sont mar­ty­ri­sés dans d’autres régions du monde, comme il n’y a pas de point de vue chré­tien occi­den­tal sur les mas­sacres et les tor­tures per­pé­trés par Tsahal avec l’accord tacite des Américains. Tous les fidèles des autres reli­gions dans le monde sont soli­daires de leurs core­li­gion­naires, pas les chré­tiens occi­den­taux. Pourquoi ?
Parce que les chré­tiens occi­den­taux sont sio­nistes à l’image du RN et de la plu­part des struc­tures diri­geantes de notre pays, c’est-à-dire exac­te­ment : amé­ri­ca­no-sio­nistes. Donc mon­dia­listes parce que l’Occident n’est rien d’autre que l’alliance de trois enti­tés visant à s’approprier le monde :
• cette pseu­do-Europe (qui nous mal­traite, nous, Européens),
• l’État sio­niste d’Israël et
• l’Amérique du Nord.
D’autant qu’on sait main­te­nant que l’amalgame entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme n’a aucun sens puisque les Israéliens sio­nistes qui tiennent le pou­voir en Israël ne sont pas juifs d’origine mais ash­ké­nazes, issus du peuple kha­zar, juifs conver­tis au VIIIe siècle et que les vrais juifs ne les recon­naissent pas comme tels(5).

La séquence chao­tique : les « lycéens en colère »
Le mou­ve­ment a été déclen­ché à l’origine par les repré­sen­tants syn­di­caux du lycée de Créteil, invo­quant un manque de moyens comme la néces­si­té de mettre à dis­po­si­tion du lycée une seconde infir­mière ; il est dif­fi­cile de croire qu’il s’est pro­pa­gé aus­si vite sans être enca­dré, et sans doute pré­pa­ré, par des pro­fes­sion­nels de la mise en place du désordre, comme le sont les membres de LFI, voire des indi­vi­dus non iden­ti­fiés payés pour accom­plir cette besogne ; la racaille des ban­lieues n’a pas été convo­quée pour l’occasion, elle était sur place.
On a vu des repré­sen­tants de l’autorité, comme le maire de Saint-Denis, ou d’autres élus LFI por­tant l’écharpe, par­ti­ci­per à la mise en place du chaos qui a ensuite gagné toute la France.
Les forces de l’ordre ont réagi assez rapi­de­ment, mais n’ont pas été à même de tenir le ter­rain par manque d’effectifs et aus­si par l’impossibilité de pré­voir les cibles aux­quelles cette racaille bien for­mée allait s’attaquer car les pseu­do-lycéens s’en sont pris immé­dia­te­ment à des struc­tures qui n’ont aucun lien avec l’école, comme une église à Strasbourg(6), un bus à Marseille(7), dans cette vidéo, une sur­veillante est tabas­sée à Annecy par une bande de sau­vages(8), dans cette autre, les pseu­do-lycéens affichent clai­re­ment leur appar­te­nance à un pays étran­ger(9).
Il n’est pas impos­sible que ce chaos soit pilo­té par le gou­ver­ne­ment lui-même, ce qui lui don­ne­rait la pos­si­bi­li­té, au plus fort de l’embrasement de ce mou­ve­ment, qui n’est peut-être pas encore arri­vé, de décré­ter une situa­tion d’urgence afin de prendre les pleins pouvoirs.

Conclusion : je n’ai pas choi­si ces trois séquences au hasard ; et, même, je ne les ai pas choi­sies du tout, elles m’ont été impo­sées par l’actualité : la France, fille aînée de l’Église a été, en ce mois de sep­tembre et est encore, en ce mois d’octobre, au centre d’un conflit qui voit s’affronter les deux grands blocs qui com­posent le monde actuel : d’une part, le bloc des socié­tés tra­di­tion­nelles res­pec­tant les lois natu­relles, humaines et cos­miques qui ont tou­jours régi le monde dans lequel nous vivons depuis des mil­lions d’années qui ont su bâtir, au fil du temps, une socié­té où les hommes ont vécu tant bien que mal, avec les aléas et les vicis­si­tudes intrin­sèques à notre condi­tion, avec des règles morales et reli­gieuses qui se sont effor­cées de cana­li­ser les pul­sions néga­tives de nos sem­blables essayant de coha­bi­ter plus ou moins har­mo­nieu­se­ment sur cette Terre qui nous porte et, d’autre part, une engeance issue des reli­quats mor­bides d’anciennes civi­li­sa­tions dis­pa­rues qui vénèrent un démon, Satan, et qui tentent d’asservir notre Humanité ou de la rem­pla­cer par des robots et une intel­li­gence arti­fi­cielle qu’elle met en place d’une manière sys­té­ma­tique sous nos yeux incré­dules.
Nous avons du mal à croire que la géné­ra­tion qui va nous suc­cé­der et qui devra affron­ter ce ter­rible enne­mi est consti­tuée par ce groupe de sau­vages qui s’exprime par des cris ou des ono­ma­to­pées, se com­porte comme des zom­bies dont le cer­veau aurait été gra­ve­ment dété­rio­ré et ne songe qu’à se déga­ger de toute contrainte pour vivre une exis­tence illu­soire, faite de jouis­sance sans entraves, fabri­quée sur la base d’utopies qui leur ont été incul­quées dès leur prime enfance par des inver­tis qui se sont peu à peu empa­rés des rênes de l’Éducation nationale.

Bouffe ma chatte La pho­to de cette jeune fille bran­dis­sant un car­ton résume assez bien la faillite de son édu­ca­tion, dont la res­pon­sa­bi­li­té incombe à la fois à ses parents démis­sion­naires de leur fonc­tion de parents, qui n’ont pas su la pré­ser­ver des dan­gers de la vie, mais aus­si à l’Éducation natio­nale qui s’est immis­cée dans un domaine qui ne lui appar­tient pas, celui de l’é­du­ca­tion sexuelle, en bana­li­sant et même en encou­ra­geant les com­por­te­ments à risque et les com­por­te­ments déviants, une incom­pé­tence, si ce n’est une mal­veillance, dont cette jeune fille, jetée en pâture sur les réseaux sociaux, va désor­mais faire cruel­le­ment les frais.

Ces parents, dont j’ai dénon­cé, au début de cet article, l’hédonisme, la pas­si­vi­té et l’insouciance, sont res­pon­sables de n’avoir rien fait pour pré­pa­rer cette géné­ra­tion à la vie réelle qui peut être belle quel­que­fois mais exi­geante plus sou­vent. Ces parents, en pre­nant le par­ti de ces jeunes gens, leurs enfants, ne font rien d’autre que d’essayer de s’absoudre de leur propre irres­pon­sa­bi­li­té et de leur propre incom­pé­tence à vivre en se fixant des règles, une morale, et en s’obligeant à des devoirs.

Pierre-Émile Blairon

Les articles du même auteur

Pierre-Émile Blairon

Voir mes articles à ce sujet, sur le pré­sent site, et aus­si ras­sem­blés dans l’ouvrage La Satanisation du Monde, Amazon 2025.

Pierre-Émile Blairon - Satanisation du monde

Gérard Fauré, l’ancien four­nis­seur en cocaïne de l’oligarchie fran­çaise et inter­na­tio­nale qui en est très dépen­dante, pense plu­tôt que Céline Dion souf­fri­rait d’un manque ou, au contraire, d’une over­dose per­ma­nente, d’adrénochrome, cette sub­stance qui serait pré­le­vée dans le sang des jeunes enfants que les pédo­sa­ta­nistes du cercle d’Epstein auraient préa­la­ble­ment volés, effrayés puis tor­tu­rés afin d’en obte­nir la meilleure pro­duc­tion, le but recher­ché par les oli­garques « invi­tés » ou plu­tôt « pié­gés » d’Epstein étant d’espérer vivre plus long­temps grâce à la régé­né­ra­tion de leur sang.

« J’avais rai­son ! Céline Dion et la polé­mique du sosie » : 
https://youtu.be/tLkbwd1tymo?si=NPuI6eB_kE184ZSu

Voir les articles de Georges Gourdin sur le sujet :
• Génération Léon, pre­nez le Pouvoir ! du 1er octobre 2026 et
• Léon XIV au Stade de France : la Vérité contre le règne du men­songe du 26 sep­tembre 2026

Lire dans nos colonnes : Bastien-Thiry ou l’honneur d’avoir osé du 11 mars 2017

Voir mon article : L’Occident et la droite natio­nale fran­çaise face à l’anéantissement de Gaza, para­graphe L’énigme kha­zare
Article éga­le­ment inclus dans l’ouvrage Haute Trahison, Amazon 2026, p.101

Témoignage de Jean Mizrahi, pro­fes­seur : « Les trans­ports en com­mun ont été à l’ar­rêt aujourd’­hui à Marseille où je vis. Des élèves du lycée pro­fes­sion­nel La Floride, où j’ai ensei­gné pen­dant une année il y a deux ans, ont mis le feu à un bus avec son chauf­feur à l’in­té­rieur, qui en a réchap­pé par miracle, mais semble-t-il quand même avec des brû­lures. Je ne suis pas éton­né, je me sou­viens de la popu­la­tion de ce lycée, j’y ai pas­sé des moments peu sym­pa­thiques avec des gamins dont cer­tains fran­che­ment déjan­tés. Devant un autre lycée mar­seillais, un camion de pom­piers a été incen­dié. »

Émeutes lycéens - 2 octobre 2026
Notre image à la une : 
ces pseu­do-lycéens affichent clai­re­ment leur appar­te­nance de fait ou de cœur à un pays étranger.

Pierre-Émile Blairon a éga­le­ment publié :