Remèdes écartés : argent colloïdal

Nous évo­que­rons aujourd’­hui l’argent col­loï­dal. Cette ana­lyse s’ins­crit dans notre enquête sur les remèdes écar­tés, et fait suite à :
• le bleu de méthy­lène,
• la téré­ben­thine,
• le dioxyde de chloreou CDS.
• l’iode,
• au dimé­thyl sul­foxyde (DMSO).
À suivre : l’eau de Quinton.
Restez bien à l’écoute !

Argent colloïdal

Remède antique, les aris­to­crates grecs ou romains uti­li­saient des vases en argent, puis les cou­verts en argent furent créés. Les macé­do­niens uti­li­saient des plaques en argent pour faci­li­ter la cica­tri­sa­tion des bles­sures et Hyppocrate, donc 400 ans avant JC, recom­man­dait d’utiliser la fleur d’argent pour la cica­tri­sa­tion. Des feuilles d’argent étaient très uti­li­sées pen­dant la pre­mière guerre mon­diale sur les blessures.Hyppocrate

En fait, l’argent col­loï­dal était très employé en France avant l’arrivée des sul­fa­mides puis des anti­bio­tiques dans les années 1940. Aujourd’hui, l’augmentation de la résis­tance des bac­té­ries aux anti­bio­tiques, et l’amélioration des tech­niques de pro­duc­tion de l’argent col­loï­dal crée un regain d’intérêt pour cet agent anti-infec­tieux à très large spectre.

Composition
Tout d’abord, pour­quoi col­loï­dal ? Un col­loïde est un mélange conte­nant de très petites par­ti­cules, ce mélange peut être liquide, solide ou gazeux.
Donc, l’argent col­loï­dal est un mélange de par­ti­cules d’argent très petites ou nano­par­ti­cules et/​ou d’ions d’argent (Ag+) dans de l’eau pure, par­fois dynamisée.

Concentration
Elle s’exprime en PPM soit par­tie par mil­lion, dosée la plu­part du temps en 10 ou 25 PPM, ce qui veut dire 10 ou 25 mg d’argent par litre d’eau.
Bien sûr, l’Agence natio­nale de sécu­ri­té sani­taire (ANSES) décon­seille l’in­ges­tion ou l’u­ti­li­sa­tion de l’argent col­loï­dal par voie orale, son usage se limi­tant à l’ap­pli­ca­tion externe.

L’argent col­loï­dal un excellent anti­bio­tique
Il agit sur les bac­té­ries, les cham­pi­gnons et les virus, en modi­fiant leur équi­libre aci­do-basique. L’ingénieur chi­miste bri­tan­nique Alfred B. Searlepublie en 1920 un livre inti­tu­lé Use of Colloids in Health and Disease(« Utilisation des col­loïdes dans la san­té et la mala­die») dans lequel il rap­porte l’efficacité ger­mi­cide des col­loïdes métalliques.

Alfred B. Searle - Use of Colloids in Health and Disease

Indications externes 
• Abcès
• Blessures
• Bronchite
• Brûlures
• Cicatrisation : accé­lère
• Conjonctivite
• Mycoses
• Pied d’athlète (inflam­ma­tion entre orteils)
• Piqûres d’araignées
• Plaies : dés­in­fec­tion
• Pneumonie
• Verrues

Indications internes
• Angine
• Bronchite
• Candida albi­can
• Diarrhée
• Douleurs inflam­ma­toires
• Épidémies : pré­ven­tif – cura­tif
• Grippe
• Hépatite C
• Rhume
• Sinusite – Rhinite
• Teigne
• Zona

Applications usages externes
Appliquer direc­te­ment sur la peau

Pour les usages internes, avec un argent col­loï­dal à 10 PPM, des essais cli­niques ont été réa­li­sés à rai­son de 30 ml par jour en le gar­dant en bouche quelques minutes avant de l’avaler.

Rappel
La régle­men­ta­tion euro­péenne n’autorise pas l’argent col­loï­dal comme com­plé­ment ali­men­taire. Il ne peut donc être ingé­ré. Le Centre natio­nal amé­ri­cain pour la san­té com­plé­men­taire et inté­gra­tive (NCCIH) indique notam­ment que l’argent col­loï­dal peut pro­vo­quer une argy­rie, une colo­ra­tion gris-bleu géné­ra­le­ment irré­ver­sible de la peau.

À cha­cun de se faire sa propre opinion.

Bernard CHRISTIAN

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