Trump est un « chrétien sioniste fondamentaliste »

Trump est un « chré­tien sio­niste fon­da­men­ta­liste », tout comme 50 mil­lions d’Américains car, oui, 50 mil­lions d’Américains se réclament de ce mou­ve­ment reli­gieux, ce qui n’est pas rien pour un pays de 350 mil­lions d’habitants.
Trump ne chan­ge­ra pas, il a dans son ADN la pour­suite du rêve d’hégémonie amé­ri­caine sur la pla­nète et n’acceptera jamais de voir les États-Unis d’Amérique relé­gués der­rière les BRICS.
Trump suit exac­te­ment son modèle biblique : c’est le rêve sio­niste du « Grand Israël » éten­du à l’échelle de la pla­nète : pour Trump, le « Peuple élu », c’est moins l’Israël sio­niste que les Américains du « Nouveau Monde » !

La scène de la Cène

Tout le monde a vu cette pho­to, ou cette vidéo, de Trump assis à son bureau, le visage bais­sé et la mine contrite comme s’il s’apprêtait à être lavé de tous ses péchés, ce jeu­di 5 mars 2026.
Autour de lui, debout, les mains posées sur son crâne élé­gam­ment par­cou­ru d’une vague blonde déco­lo­rée, une ving­taine de pré­di­ca­teurs se pressent, rameu­tés en urgence des quatre coins du pays afin de consti­tuer un égré­gore qui, grâce à ses prières exta­tiques, serait sus­cep­tible de per­mettre à Trump de gagner sa guerre contre le « Mal ».
Le Mal est repré­sen­té en l’occurrence par les méchants Iraniens qui se pas­se­raient bien de cette « fat­wa » sio­nis­to-chré­tienne puisqu’ils sont blancs comme neige, n’ayant jamais vou­lu agres­ser per­sonne.
On dirait une paro­die de la Cène, en moins tri­viale, moins sata­nique, moins epstei­nienne néan­moins que celle pré­sen­tée par les Macron et leurs sup­pôts lors des Jeux Olympiques orga­ni­sés par la France en été 2024.

JO Paris 2024 - La Cène

Cette scène de Donald Trump sou­lève cepen­dant de nom­breuses ques­tions, objec­tions et cri­tiques sur la légi­ti­mi­té de ce per­son­nage à jouer ce rôle du héros adou­bé par ses preux che­va­liers avant de par­tir au com­bat pour ter­ras­ser le dragon.

Donald Trump chevalier

Dans plu­sieurs articles pré­cé­dents(1), notam­ment celui de jan­vier 2026, j’ai tra­cé un por­trait de cet homme qui reste encore (pour com­bien de temps ?) l’un des plus puis­sants de la pla­nète.
Donald Trump est un indi­vi­du que des cir­cons­tances et une ascen­dance favo­rables ont pla­cé à la tête des États-Unis sans que rien, dans son carac­tère ou ses aspi­ra­tions, ne le dis­tingue d’un Américain moyen, voire médiocre. C’est un fils à papa qui, comme tous les gosses de riches, a pas­sé sa jeu­nesse à trous­ser les filles et à flam­ber dans les boîtes de nuit(2) l’argent d’un père qui a réus­si lui-même à s’imposer et à s’enrichir grâce à des parents peu regar­dants sur les moyens d’y par­ve­nir. Ce va-t-en-guerre (pour les autres) n’a pas fait son ser­vice mili­taire, ce qui lui aurait per­mis d’aller se battre au Vietnam car, après 4 reports d’incorporation, il a réus­si à se faire réfor­mer pour une banale épine cal­ca­néenne au talon (ce dont j’ai souf­fert moi-même sans me faire réfor­mer).
Comme un cer­tain nombre d’Américains, dont la lec­ture spi­ri­tuelle se limite sou­vent à celle d’un seul livre, la Bible, Donald Trump est un indi­vi­du inculte, rustre et fruste, fas­ci­né par le clin­quant, qui n’a rete­nu de son pas­sage à l’Université, où il a sui­vi un cur­sus spé­cia­li­sé dans les affaires immo­bi­lières, que ce qu’un bon Américain doit apprendre, à savoir : res­pec­ter la devise sacrée de tous les Américains qui est conte­nue dans trois mots : Bible and Business.

Le traumatisme originel des Américains

Toute la nation amé­ri­caine est for­te­ment condi­tion­née par un trau­ma­tisme ori­gi­nel qui explique bien des com­por­te­ments de ce peuple diri­gé par des mar­chands, des « out­laws » (hors-la-loi) à la gâchette facile, des pas­teurs et des psy­chiatres : le mythe de fon­da­tion(3) de l’Amérique est le rejet de leurs ancêtres par le conti­nent euro­péen dont ils sont issus. L’Europe, en l’occurrence l’Angleterre puis la Hollande, les a chas­sés au début du XVIIe siècle parce qu’ils avaient été atteints d’une sorte de folie reli­gieuse fana­tique agres­sive, le Puritanisme, qui per­tur­bait l’ensemble de leurs com­por­te­ments et por­taient atteinte à la vie nor­male des voi­sins qu’ils étaient bien obli­gés de côtoyer. Pas grand-chose n’a chan­gé depuis.
Nombre d’Américains d’aujourd’hui ont repris à leur compte ce mythe qu’ils n’ont pas créé mais qu’ils se per­suadent d’incarner phy­si­que­ment, en quelque sorte par pro­cu­ra­tion tout comme leurs ancêtres revi­vaient, par leur exil, l’épopée fan­tas­mée des Hébreux dont tous leurs enfants por­taient les pré­noms. Les biblistes consi­dé­rèrent dès lors la terre sur laquelle ils venaient de poser les pieds, dont ils igno­raient la vaste éten­due (et aus­si les habi­tants), comme la leur, leur terre pro­mise, Israël consti­tuant la nou­velle « mai­son-mère » des nou­veaux Américains, leur véri­table patrie spi­ri­tuelle.
Les pre­miers pré­si­dents des États-Unis vont suivre cette même voie comme nous le montre Prisca Perani, de l’Université de Reims, qui écri­vait en 2004, dans un numé­ro de la revue Matériaux pour notre temps dans cet article :

Les chré­tiens sio­nistes aux États-Unis :
Une cer­taine iden­ti­fi­ca­tion avec l’Israël biblique semble carac­té­ri­ser les toutes pre­mières colo­nies. Ainsi, les pre­miers colons cal­vi­nistes ont ten­dance à s’identifier aux Hébreux, fuyant les per­sé­cu­tions pour trou­ver une Terre pro­mise où fon­der une Nouvelle Jérusalem. Au siècle sui­vant, des sym­pa­thies que l’on pour­rait qua­li­fier de phi­lo­sé­mites com­mencent à voir le jour dans cer­tains cercles. Ainsi, des indé­pen­dan­tistes tiennent l’anglais pour la langue de l’oppresseur et veulent faire de l’hébreu la langue natio­nale.
Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et John Adams pro­posent comme sceau offi­ciel des États-Unis une repré­sen­ta­tion des Hébreux tra­ver­sant la Mer Rouge, pour­sui­vis par le pha­raon et pro­té­gés par Moïse […] John Adams écrit à Thomas Jefferson que les « Hébreux ont fait plus pour civi­li­ser l’homme que toute autre nation ».

Quelle est la doctrine des chrétiens sionistes fondamentalistes ?

Voilà qui n’est pas très simple à expli­quer, ce sont des « esprits tor­dus », selon l’expression de Julius Evola.

Selon la revue Études de jan­vier 2024, fon­dée par des Jésuites russes en 1856, « Pour les évan­gé­liques amé­ri­cains, fort atta­chés à une lec­ture lit­té­rale de la Bible, il est cer­tain que les Juifs sont un peuple d’élus, auquel Dieu a pro­mis une terre qui s’étend du ʺNil à l’Euphrateʺ et qui inclut la Judée et la Samarie, la bande de Gaza, les hau­teurs du Golan et Jérusalem Est. Pour eux, les ter­ri­toires occu­pés après la guerre des Six Jours sont les ter­ri­toires pro­mis par Dieu à Abraham, d’après la Genèse (Gn 15, 18). Du point de vue évan­gé­lique, l’existence des Juifs sert de preuve ou plu­tôt de témoi­gnage à la véra­ci­té de l’Ancien Testament. Le sou­tien incon­di­tion­nel des évan­gé­liques à Israël prend tout son sens dans une pers­pec­tive escha­to­lo­gique, cen­trée sur la ʺFin des tempsʺ, l’ʺenlèvementʺ (the Rapture) des vrais chré­tiens avant la Grande Tribulation, le com­bat de sept ans contre l’Antéchrist, la bataille d’Armageddon (le ʺmont Megiddoʺ, en hébreu), pré­cé­dant le retour du Christ en gloire, la Parousie. […]

Selon le plus célèbre des sio­nistes chré­tiens, le pas­teur John Hagee, ʺil n’est pas pos­sible de dire “Je suis chré­tien” et de ne pas aimer le peuple juifʺ. Pour des rai­sons escha­to­lo­giques, Dieu nous ordonne d’aimer le peuple juif et de défendre sa pré­sence sur la Terre sainte. Or, la Bible, selon les évan­gé­liques, ne men­tionne pas l’existence d’un peuple pales­ti­nien : les Palestiniens n’existent pas, c’est du moins l’opinion maintes fois expri­mée par des évan­gé­liques ultra­con­ser­va­teurs comme Mike Huckabee(4), ancien gou­ver­neur de l’Arkansas et can­di­dat mal­heu­reux aux pré­si­den­tielles de 2008 et de 2016. »
Pour les sio­nistes chré­tiens, « seul le retour de Jésus peut appor­ter la jus­tice aux hommes inca­pables de la créer eux-mêmes. Il faut donc hâter le retour du Christ pour qu’ad­vienne le règne mil­lé­naire du Christ, mais pour hâter ce retour, il faut orga­ni­ser celui des Juifs dans la terre qui leur a été don­née par Dieu ». (Wikipedia : article : Sionisme chrétien)

Où ça se com­plique, c’est que beau­coup de ces chré­tiens sio­nistes sont vio­lem­ment… anti­sé­mites comme John Hagee, cité plus haut, qui déclare, rap­pe­lons-le : « Il n’est pas pos­sible de dire “Je suis chré­tien” et de ne pas aimer le peuple juif » pour ensuite cla­mer son admi­ra­tion pour Adolf Hitler. C’est le même John Hagee qui a per­sua­dé Trump de dépla­cer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, sou­le­vant l’émoi des pays arabes.

Tout ceci est d’une totale inco­hé­rence ; on croit retrou­ver les dis­cours de Trump (ou ceux de Macron).

En effet, selon Wikipedia, « ce cou­rant com­prend par­mi ses prin­ci­paux repré­sen­tants des per­son­na­li­tés anti­sé­mites, tels que les pas­teurs John Hagee, pour qui Adolf Hitler fut « le bras armé de dieu », Robert Jeffress, selon lequel tous les juifs sont des­ti­nés à l’en­fer. […]
Le Premier ministre israé­lien de 1977 à 1983, Menahem Begin, encou­ra­gea les croyances des sio­nistes chré­tiens. Il culti­va ses liens avec un cer­tain nombre de diri­geants évan­gé­liques fon­da­men­ta­listes comme Jerry Falwell, David Allen Lewis, Hal Lindsey, Pat Robertson. Menahem Begin entre­tint d’ailleurs une véri­table ami­tié avec Jerry Falwell, qui reçut le prix Jabotinsky(5), témoi­gnage d’une grande recon­nais­sance des milieux natio­na­listes israé­liens. » (Wikipedia : article : Sionisme chrétien)

Le sionisme chrétien de l’administration Trump est clairement affiché

Déjà, le 18 jan­vier 2025, la revue uni­ver­si­taire The Conversation, dans un article inti­tu­lé Le sio­nisme chré­tien, une influence majeure sur la nou­velle admi­nis­tra­tion Trump, avait poin­té la pré­pon­dé­rance des sio­nistes chré­tiens au sein de l’équipe Trump qu’elle appe­lait encore « natio­na­listes chré­tiens » et rele­vait l’aspect mes­sia­nique et mys­tique de l’entourage de Donald Trump.

« Depuis une dizaine d’années, une nou­velle idéo­lo­gie s’est fabri­quée autour du can­di­dat répu­bli­cain deve­nu pré­sident en 2016 et réélu en 2024 : le natio­na­lisme chré­tien. Cette syn­thèse de cir­cons­tance joue sur la corde d’une iden­ti­té amé­ri­caine chré­tienne ʺde tou­joursʺ qui serait mena­cée par des enne­mis inté­rieurs, mais que Donald Trump – l’élu du peuple – et de Dieu – va pro­té­ger et res­tau­rer, de même qu’il va rele­ver la grande Amérique, nation ché­rie de la Providence. Le natio­na­lisme chré­tien qui défi­nit l’ère Trump a une dimen­sion sio­niste assu­mée, mal­gré son iso­la­tion­nisme offi­ciel. Cette dimen­sion est plus ancienne que le natio­na­lisme chré­tien. Depuis les années 1970–1980, le Parti répu­bli­cain a pro­gres­si­ve­ment incor­po­ré, avec la pres­sion exer­cée sur lui par la droite chré­tienne, une grille de lec­ture reli­gieuse de l’État contem­po­rain d’Israël qui semble être deve­nue com­mune par­mi ses membres et l’entourage de D. Trump. »

TV5Monde Info, dans un article inti­tu­lé : « Le sio­nisme chré­tien, une idéo­lo­gie néfaste : le cri d’a­larme venu du saint des saints de la Chrétienté » a dif­fu­sé, le 30 jan­vier 2026, un repor­tage consa­cré à la colo­nie israé­lienne sio­niste dénom­mée Trump Heigths(6), les « hau­teurs de Trump », « offerte » par ce même Trump, fon­dée le 4 juillet 2020 sur le pla­teau du Golan syrien occu­pé et annexé par Israël, un Trump qui ne semble pas s’embarrasser, tout comme l’Israël sio­niste, de la sou­ve­rai­ne­té de ces ter­ri­toires occu­pés par la force.

Il est désor­mais dif­fi­cile, par cet exemple on ne peut plus pro­bant, de nier la poli­tique assu­mée de l’administration Trump d’occupation de ter­ri­toires qu’elle consi­dère comme pro­prié­té acquise en ver­tu des mêmes allé­ga­tions chi­mé­riques de terres sup­po­sées « don­nées » par Dieu à l’Israël sio­niste et, par délé­ga­tion, aux chris­tia­no-sio­nistes amé­ri­cains.
Des terres, si ce n’est des pays, qui ne leur appar­tiennent pas, ni aux uns ni aux autres, sous pré­texte de pré­pa­rer conjoin­te­ment la « parou­sie » (second avè­ne­ment du Christ) pour les uns et la venue du Messiah pour les autres.

Pitoyables mar­chands du Temple qui exposent à la vue de Dieu et du monde leurs sor­dides tractations !

Nous sommes en plein délire. Comment des esprits sen­sés peuvent-il croire qu’il suf­fit de pré­pa­rer maté­riel­le­ment, — voire d’en faire table rase — un lieu illé­ga­le­ment acquis au prix de mas­sacres de dizaines de mil­liers de per­sonnes inno­centes pour croire qu’un Dieu, qu’il soit juif ou chré­tien, ou autre, accep­te­rait d’y faire sa demeure dans de telles conditions ?

Quand on écoute les pré­di­ca­teurs évan­gé­listes, ceux-là qui se sont pré­ci­pi­tés au secours de Trump, on se demande s’ils ne sont pas plus fana­tiques que ces isla­mistes qui appellent à la guerre sainte et à déca­pi­ter l’infidèle. On ne com­prend pas quel genre de chris­tia­nisme, à des mil­liers de kilo­mètres de la bien­veillance, de la cha­ri­té et de l’amour du pro­chain qui ont tou­jours consti­tué l’armature et la rai­son d’être de cette reli­gion, pra­tiquent ces gens hys­té­riques, qui semblent réel­le­ment pos­sé­dés par le démon comme on peut le voir sur cer­taines vidéos, telle cette femme qui hurle et fait mine de frap­per l’infidèle à mort. Cette femme, Paola White(7), est celle qui tient le rôle de prêtresse.

D’autres per­son­nages, proches de Trump, ont atti­ré sur eux l’attention des médias par leur com­por­te­ment pour le moins exces­sif ; j’en cite­rai deux qui ont, tous les deux, subi les foudres de l’une des rares per­sonnes à avoir conser­vé en Amérique un mini­mum de bon sens, avec Candace Owens, je veux par­ler de Tucker Carlson.

Tucker Carlson a inter­viewé Mike Huckabee(8), ancien pas­teur bap­tiste, « Il est ambas­sa­deur en Israël depuis 2025. Fervent sio­niste chré­tien, il défend la colo­ni­sa­tion israé­lienne en Cisjordanie occu­pée et s’op­pose à la créa­tion d’un État pales­ti­nien, affir­mant que le peuple pales­ti­nien est une inven­tion. Il défend éga­le­ment le droit de l’État israé­lien à étendre son ter­ri­toire au détri­ment des pays voi­sins. » (Wikipedia)
Le deuxième per­son­nage sul­fu­reux est Pete Egseth(9), actuel secré­taire à la Guerre amé­ri­cain, dont Tucker Carlson a dit qu’il était un agent sio­niste : « Je n’i­ma­gi­nais pas qu’il ait des opi­nions aus­si mûre­ment réflé­chies, pré­cises et appa­rem­ment très éclai­rées sur la recons­truc­tion du troi­sième temple. Ce n’est pas le genre de choses qu’on apprend à l’é­cole du dimanche. »

Je ter­mi­ne­rai cet article sur cette remar­quable inter­ven­tion de Pascal Lottaz, inti­tu­lée La guerre sans chan­ge­ment : les fon­da­men­ta­listes ont pris l’armée amé­ri­caine(10), qui est pré­sen­tée ain­si, résu­mant par­fai­te­ment ce qui vient d’être dit ici : « Divers rap­ports indiquent que des com­man­dants mili­taires amé­ri­cains disent à leurs sol­dats que le but de la guerre contre l’Iran est de pro­vo­quer l’Armageddon et le Second Avènement du Christ. Pete Hegseth est lui-même un évan­gé­lique fana­tique avec deux tatouages fon­da­men­ta­listes chré­tiens, et il existe un ʺBureau de la foi de la Maison-Blancheʺ diri­gé par un évan­gé­liste bel­li­ciste. Le sio­nisme (juif et chré­tien) tourne entiè­re­ment autour de ces idées. Et si la guerre contre l’Iran n’était pas en réa­li­té une guerre ʺra­tion­nelle et sécu­liè­reʺ menée par les néo­con­ser­va­teurs pour pro­je­ter la puis­sance amé­ri­caine, mais une guerre irra­tion­nelle de fana­tiques reli­gieux qui la veulent pour elle-même, parce qu’elle ferait par­tie du plan divin de Dieu ? Cela chan­ge­rait fon­da­men­ta­le­ment la manière d’évaluer la nature de cette tra­gé­die… et cela pour­rait mettre direc­te­ment en dan­ger la mos­quée Al-Aqsa de Jérusalem ».

Pierre-Émile Blairon

[NDLR] Notre illus­tra­tion à la une : Donald Trump, en octobre 2024, à Powder Springs (Géorgie), pen­dant la cam­pagne à l’élection pré­si­den­tielle, reçoit la béné­dic­tion de pré­di­ca­teurs évan­gé­liques, menés par Paola White.

Les articles du même auteur

Pierre-Émile Blairon

Ce qui le mène­ra à ren­con­trer Epstein.

Voir Le sacré et le Profane, de Mircea Eliade, Gallimard

Aujourd’hui ambas­sa­deur des États-Unis en Israël

C’est le père de Benjamin Netanyahou qui était le secré­taire de Jabotinsky, l’un des fon­da­teurs du nou­veau sio­nisme. Comme le monde est petit !

Encore un per­son­nage plus que dou­teux : « À par­tir de l’é­té 2025, Pete Hegseth super­vise une série d’at­taques mili­taires contre de petites embar­ca­tions soup­çon­nées de trans­por­ter de la drogue dans la mer des Caraïbes. Ces opé­ra­tions ont pro­vo­qué la des­truc­tion de dizaines d’embarcations et la mort d’au moins 145 per­sonnes. Aucune preuve n’a été four­nie par les auto­ri­tés amé­ri­caines sur la pré­sence à bord de char­ge­ments de drogue et de nom­breux experts en droit inter­na­tio­nal huma­ni­taire estiment que ces frappes consti­tuent des exé­cu­tions extra­ju­di­ciaires » (Wikipedia)

Pierre-Émile Blairon a éga­le­ment publié :

9 Commentaires 

  1. D. Trump est pro­ba­ble­ment juif dès le départ. Son grand-père dont le vrai nom est Drumpf a quit­té l’Allemagne pour s’ins­tal­ler aux US. Trump est rustre, violent, n’a pas un voca­bu­laire très éla­bo­ré, et c’est un pédo­cri­mi­nel. En plus il a été pro­gram­mé, dès sa nais­sance pour faire ce qu’il fait. Maintenant il est cha­bad Loubavitch ; en tous les cas, il les suit à fond, il est le lar­bin de Netanyaou !

    Tout ce cirque de soi-disant « prières » avec des évan­gé­listes est du théâtre ! Le voca­bu­laire uti­li­sé est dévoyé. Leur « Dieu » n’est pas Dieu. Leur bible n’est pas la vraie sainte Bible catho­lique, tra­duite par saint Jérôme.

    De plus les US sont un pays créé par des FM. Donc les « puri­tains », c’est du théâtre. Les évan­gé­listes sio­nistes sont juste atti­rés par l’argent et le pou­voir. Ils ont don­né leur âme au démon.

    Les juifs en géné­ral, les Loubavitch en par­ti­cu­lier, sont très super­sti­tieux. Ils croient à des choses au mieux débiles et lunaires, au pire hor­ribles ! Toutes leurs guerres, toutes leurs hor­reurs, c’est pour faire venir, plus vite, leur maschia, donc l’Anté-Christ.

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  2. Voilà ce que ça coûte aux pro­tes­tants d’a­voir aban­don­né le giron de l’Église. Forcément leurs inter­pré­ta­tions bibliques sont com­plè­te­ment défaillantes, au point de voir une réa­li­té biblique der­rière un État crée en 1948 par des juifs laïcs voire de gauche (mou­ve­ment des kib­boutz etc.) Chrétien et sio­niste à la fois, c’est impossible.
    http://carnets.fr.eu.org/

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  3. Considérer JC comme 1 Personnage ayant eu 1 che­min de vie plus que sacra­men­tel, n’im­plique ou n’o­blige en RIEN, à une consi­dé­ra­tion quel­conque ou ido­lâ­trie, à tout le reste ! C’est Le Libre Arbitre de toute chose ! C’est l’Individu, qui fait l’ex­tra­or­di­naire ! ou cer­tain mou­ve­ment de masse ! Croire qu’un Dieu va ou devrait, encore sacri­fier 1 enfant, pour 1 ramas­sis de mécréant(e)s névrosé(e)s, à mémoire de pois­son rouge, est bien petit !… 1 esprit sain n’a aucu­ne­ment besoin de sacri­fice, ou per­sé­cu­tion, quels qu’ils soient, pour consi­dé­rer quelque chose ou quel­qu’un ! La Loi du Talion est plu­tôt une réflexion brève, fai­sant suite à 1 drame invo­lon­taire. Mais quand c’est volon­taire, il y a pas à ter­gi­ver­ser plus de 3 fois ! De toute façon, les géné­ra­tions défilent irré­ver­si­ble­ment.
    Le reste, c’est théâ­tral, névro­tique ou psychotique !

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  4. Le « Sionisme Chrétien » est un oxy­more. Un Juif consi­dère les Goyim comme infé­rieurs (cf. Epstein), alors que les évan­gé­listes amé­ri­cains sont « judéi­sés » par… quoi ? au point de se faire cir­con­cire presque sys­té­ma­ti­que­ment (envi­ron 80 % des Américains non juifs). Est-ce par inté­rêt ? dévo­tion ? dépen­dance ? chan­tage ?
    Le conflit contre l’Iran en est une par­tie des consé­quences de la curieuse foi reli­gieuse des évan­gé­listes amé­ri­cains, qui ne devrait pas rejaillir sur les autres popu­la­tions du monde.

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  5. Est-ce que Trump uti­lise Netanyaou dans un idéal de réa­li­sa­tion, à terme, d’une hégé­mo­nie amé­ri­caine au Moyen-Orient ?
    Ou au contraire subit-il un chantage/​pression (accoin­tances com­pro­met­tantes réseau Epstein dans le pas­sé, effet de lob­bying sio­niste sur lui) et de fait doit « obéir » à Netanyaou ?
    Est-il un va-t-en-guerre pur et dur et agit-il par rage et désir d’en découdre contre un Iran isla­miste qu’il détes­te­rait (tout comme il déteste le régime chi­nois) ?
    Est-il un croyant sin­cère autant que bel­li­queux se don­nant mis­sion d’en­trer en guerre sainte ?
    Croit-il un peu, beau­coup, pas du tout, à son rôle de sau­veur du « peuple ira­nien oppri­mé » ?
    Ou un mani­pu­la­teur qui, avant tout, a sen­ti l’op­por­tu­ni­té de don­ner un grand coup de pied dans la four­mi­lière pour que l’at­ten­tion soit détour­née vers les pluies de mis­siles, et pas vers ses affaires per­son­nelles qui sentent le chaud ?
    Était-il sin­cère, dans son man­dat pré­cé­dent, dans sa volon­té de lutte contre des convoyages d’en­fants par la fron­tière Mexique-USA – ce qui était sa jus­ti­fi­ca­tion de fer­me­ture (vers les années 2018, il me semble) ?
    Est-ce qu’il a pla­cé RFK, Gabbard et les autres à fins élec­to­rales uni­que­ment, (un bon tiers voire 50 % de popu­la­tion US deve­nue anti­vax à degrés divers, ça fait du monde…) et adhère‑t’il par convic­tion ou oppor­tu­nisme au MAHA de RFK ? 

    Je lis de tout et son contraire, et je ne sais pas s’il me sera don­né de com­prendre un jour… per­son­nage com­plexe en tout cas.

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  6. Personnellement je pense sur­tout que Trump est for­cé de se plier à Netanyahou. Il est vic­time de chan­tage… Il y a le lob­by juif très puis­sant et il y a aus­si l’af­faire Epstein.

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  7. À ce niveau de din­gue­rie, ce n’est plus une reli­gion mais une mala­die men­tale grave, une infec­tion mor­telle pour l’hu­ma­ni­té. Vite un exorciste ! 😀

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  8. Je ne pense pas que l’i­déo­lo­gie qu’ils portent plaise vrai­ment à Jésus dont ils ne cessent de se prévaloir !

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