
« #ILoveNice » ou « J’♥ Nice » ?
C’est maintenant au tour d’Auguste Verola, 2e adjoint au nouveau maire de Nice, délégué à la Culture et à l’État civil, de gommer les frasques du maire précédent, Christian Estrosi. Celles-ci ne portaient pas seulement sur un train de vie exorbitant pour lui et ses amis(1), mais sur ses lubies culturelles et artistiques.
#ILoveNice fut installé en 2016 (novembre sur la Promenade du Paillon, puis déplacé en 2017 à l’Esplanade Rauba-Capeù, où cet objet monumental se trouve actuellement. Il fut créé — nous dit-on — après l’attentat du 14 juillet 2016 comme symbole de résilience. ![]()
Que vient faire cet attentat avec #ILoveNice ?
On trouve de telles installations partout dans le monde. Ce concept de lettres géantes « I Love [Ville] » ou de hashtags/sculptures photogéniques est très répandu en tant qu’outil de promotion touristique, comme par exemple à :
• New York : I NY , c’est l’ancêtre du genre.
• Indianapolis, Chicago, Las Vegas, San Francisco, Miami, etc.
mais aussi à
• Sydney, Tokyo, etc.
et en Europe à
• Londres, Édimbourg, Barcelone, Rome, et bien sûr
• Paris
• et même Sète
Ces installations sont généralement commandées par les offices de tourisme et suivent la même logique que Nice : encourager les photos et le partage en ligne. Rien à voir avec l’attentat du 14 juillet 2016 !

La belle affaire : venir à Nice et se faire photographier devant cet objet publicitaire.
On PEUT discuter des goûts et de couleurs, d’autant plus que les choix des édiles sont financés par l’argent de nos impôts. Les goûts de Christian Estrosi s’inscrivent complaisamment dans l’air du temps. Rien de bien artistique.
De l’esbroufe et du clinquant
Comme ci-dessous avec l’exposition de 10 productions de son ami Richard Orlinsky :
Cela valait bien une gratification pour le maire qui s’est fait offrir quelques spécimens(2), en petit bien sûr.
Auguste Verola prend donc une décision de salubrité politique et culturelle
Il ne faut pas s’étonner que cela dérange la Bien Pensance qui s’efforce d’éradiquer les cultures enracinées(3).
Lire dans nos colonnes : Le début de parcours fra-cassant d’Éric Ciotti du 25 avril 2026
Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire en septembre 2024 pour corruption et favoritisme.
Elle vise notamment les liens entre le maire de Nice (à l’époque) et l’artiste Richard Orlinsky, en lien avec les expositions d’Orlinski à Nice (contrats publics) et les sculptures offertes au couple Estrosi.
Plusieurs perquisitions ont eu lieu. L’enquête est menée par l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF).
Christian Estrosi a toujours nié fermement avoir reçu des « cadeaux » en contrepartie de quoi que ce soit et affirmé qu’il s’agissait de reproductions sans valeur marchande.
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Ce thème est régulièrement analysé dans nos colonnes, notamment par Pierre-Émile Blairon :
• • Le triomphe de l’inculture : le monument préféré des Français en 2024 est… « le Circuit des 24 Heures du Mans » !, article du 22 septembre 2024
• Comment faire disparaître radicalement le patrimoine français ? article du 27 décembre 2022
• Homo Festivus sur le Cours Mirabeau, article du 20 juin 2019
• Architecture contemporaine : le triomphe de la vanité, article du 24 mars 2018

Nice : la directrice de la police municipale porte plainte contre l’ex-premier adjoint de Christian Estrosi et sa femme –> Il était temps ! Cette femme avit résisté aux pressions de l’état pour étouffer les bandes vidéos de l’attentat meurtrier ! Qu’on se le dise !
Auguste VEROLA a raison, il y en a marre de cette propagande américaine.
La question est futile, mais Nice est Français depuis 1860, avant c’était Italien, auparavant Savoyard, et il y a très longtemps, Romain, Ostrogoth… Mais en aucun cas Anglais ou Américain, même si les Britanniques ont colonisé la Côte d’Azur par un tourisme de riches depuis le siècle dernier. Donc, si on fait une fresque ou un monument en faveur de la ville de Nice, on doit dire : » J’aime Nice » ou « J’aime la ville de Nice » ou à la rigueur « Mi Piace Nizza ».…
Absolument ! D’autant que cela contrevient à la loi Toubon d’août 1994 où il est spécifié que tout slogan (ou assimilé) sur la voie publique doit être en français et accessoirement et éventuellement en deux autres langues européennes en caractères plus petits.
Cette anglicisation de la sphère publique concourt à réduire le français à une langue vernaculaire face à la langue hégémonique qu’est l’anglais (ou le sabir globish).
Dans certaines régions, les autorités locales (Région/Département/Ville) ont été condamnées pour infraction à la loi.